● Situation des correspondants informatiques du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris



En préalable à une demande d'avis au comité technique du 19 mars 2015 sur la réforme de la fonction des correspondants informatiques, la direction du CASVP réunissait les organisations syndicales le 5 mars 2015 (présents : CGT, FO, UNSA, CFTC, le chef du service du SOI, le responsable sécurité des systèmes d'information, le chef du département « service aux utilisateurs », la chef du service des ressources humaines). 





Le regroupement des correspondants informatiques

Une centralisation de 20 correspondants informatiques, à temps plein, au SOI serait retenue.
- 4 sont déjà en poste sur le site de Diderot.
- Les 16 autres doivent être sélectionnés sur entretien, puisqu'il y a 18 candidats.

Sur ces 18 agents, 4 sont secrétaires administratifs et 14 sont adjoints administratifs.

La CGT demande que les 18 agents ayant postulé soient retenus. Ils se sont investis durant de longues années sur leurs fonctions, il n'est pas possible de les renvoyer aujourd'hui sur d'autres.
De plus, la réunification des services sociaux départementaux polyvalents (SSDP) parisiens va obligatoirement entraîner une charge de travail supplémentaire pour le SOI qui devra gérer 500 postes informatiques supplémentaires...

La situation particulière des correspondants informatiques des établissements de banlieue

Les correspondants des établissements de banlieue (Villers, Cachan, Sarcelles...) resteront rattachés à leur établissement et exerceront leurs fonctions premières en parallèle (adjoint administratif, aide soignant, infirmier...)

La CGT demande que leur quotité de temps de correspondant informatique soit déterminée précisément par une fiche de poste et qu'ils soient véritablement déchargés à la hauteur de ce temps.

Le statut des correspondants informatiques qui seront effectivement intégrés au SOI

A ce jour, aucune solution concrète n'est proposée par la DRH qui propose que les agents de catégorie C passent le concours de technicien supérieur.

1) La CGT demande pour les agents intéressés qu'un examen professionnel soit organisé et non pas un concours qui laisserait peu de chances d'accès à ce corps.

2) Pour la CGT, il est indispensable que tous les paramètres du corps de technicien supérieur soient communiqués aux agents et aux organisations syndicales (statut, configuration du corps, débouchés, grilles indiciaires, régime indemnitaire, taux moyen par grade des primes, ratios d'avancement de grade...)

3) Il est aussi indispensable que la DRH fasse savoir aux agents l'impossibilité pour ce corps de percevoir l’indemnité communale. Le corps de technicien supérieur n'est pas non plus concerné aujourd'hui par la PFR (prime de fonctions et de résultats) qui se met en place pour les secrétaires administratifs.

La prime de fonction informatique (PFI)

Cette prime mise en place au 1er janvier 2007, non compatible avec la NBI nécessite pour son attribution que l'agent exerce ses fonctions au SOI et qu'il réussisse l'examen d’aptitude des fonctions effectivement exercées.

La validation de cette aptitude passe par la réussite à un examen dont l'arrêté du 10 juin 1982 relatif aux programmes et nature des épreuves des concours examens portant sur le traitement de l'information laisse l'autorité organisatrice fixer les modalités par choix entre :

- des épreuves écrites et orales décrites dans le même arrêté, fixées en fonction du niveau des candidats (A, B, C) ;
ou
- une épreuve unique consistant en une épreuve orale destinée à permettre au jury d'apprécier si les qualifications acquises par le candidat en matière de traitement automatisé de l'information, par son parcours de formation initiale ou continue ou par son expérience professionnelle, correspondent à celles requises pour exercer la fonction pour laquelle il postule.

A ce jour, au SOI malgré plusieurs demandes récurrentes de la CGT et des engagements de la direction générale plus aucun examen n'a été organisé depuis la mise en place de cette prime.

Il y a donc une vraie discrimination entre les agents exerçant dans ce service puisque pour les mêmes fonctions, certains perçoivent la prime de fonction informatique (PFI) et d'autres pas pour la simple raison que l’administration n'organise pas d'examen d'aptitude.

La CGT demande donc un positionnement très précis de la mairie de Paris sur cette prime lors du CT du 19 mars 2015 et l'organisation avant l'été d'un examen d'aptitude.

NB : Si lors de la mise en place de la PFR (prime de fonction et de résultats) pour les secrétaires administratifs, la PFI ne sera plus versée pour ce corps, il n'en demeure pas moins que pour les secrétaires administratifs la percevant, elle sera incluse dans le montant des primes qui seront reportées sur cette PFR.

A ce jour, la direction du CASVP n'a pas encore réuni les organisations syndicales pour la mise en place de la PFR pour les secrétaires administratifs et les SMS...

La reconnaissance du travail effectué

Dans tous les corps au CASVP, le travail effectué et les fonctions exercées ne sont pas reconnues à leur juste valeur, malgré la motivation des agents.

Quand une possibilité de valoriser ce travail existe, la direction du CASVP ne l'utilise pas (PFI pour le SOI), (NBI pour les soignants des EHPAD)...

L'avenir du SOI

A l'heure de la polyvalence, des fusions et regroupements de services, les agents se posent des questions. Le regroupement du SOI sur un même site ne se fait pas. La fusion avec la DSTI reste une question...

Le comité technique se réunit le 19 mars 2015, la CGT demande aux agents du SOI de faire remonter leurs questions qui pourront être posées dans le cadre du CT (anonymat assuré).