🚩 Plus de services publics, plus de salaires - Le mardi 29 septembre 2026 - En grève et en manifestation - 14H République



Le 29 septembre, les agent·es de la Fonction publique seront en grève et en manifestation à l’appel de tous les syndicats, pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens des services publics : pompiers, soignant·es, enseignant·es et celles et ceux qui assurent des missions de services public

Mais cette journée ne concerne pas que les fonctionnaires

Plus de services publics pour mieux vivre Se soigner, se déplacer, faire garder ses enfants, aller à l’école gratuite, accompagner nos aîné·es, faire respecter nos droits au travail, faire face au dérèglement climatique…

Nous avons toutes et tous besoin des services publics, comme l’été nous l’a durement rappelé.

Et nos besoins augmentent : vieillissement de la population, accès aux soins, transition écologique, nouvelles technologies… Pour y répondre, il faut plus de services publics, plus de personnels et plus de moyens. Les services publics c’est aussi garantir une égalité d’accès aux droits sur tous les territoires.

Faire mieux avec toujours moins ?

L’équation ne tient pas. Quand un service ferme, s’éloigne ou se dégrade, il faut attendre davantage, parcourir plus de kilomètres, souvent renoncer, parfois même être mis en danger… Quand un service devient privé ça coûte plus cher, car le privé lucratif cherche à faire des profits, pas le service public. Réduire les services publics en faisant croire que cela fait faire des économies, c’est faux !

Renforcer les services publics, c’est dynamiser l’économie

L’argent public joue un rôle majeur dans l’économie. Une entreprise ne fonctionne pas toute seule. Pour produire et se développer, elle a besoin d’infrastructures, d’énergie, de salarié·es formé·es, de recherche…

Services et investissements publics participent directement à notre capacité à produire et à développer l’emploi.

Réindustrialiser, réussir l’urgente transition environnementale, répondre aux besoins : cela nécessite des investissements importants.

L’argent existe : quelles priorités ?

Alors que de nouvelles économies sont exigées sur les dépenses publiques, pourquoi les aides aux entreprises échapperaientelles au débat sur l’utilisation de l’argent public ? L’austérité est toujours pour les mêmes, en instrumentalisant des divisions entre celles et ceux qui ont peu et d’autres qui ont encore moins. Dans le même temps les cadeaux aux plus fortunés et les aides publiques aux entreprises privées continuent.

En 2023, les aides publiques aux entreprises représentaient 211 milliards d’euros, soit plus de 6700€ par seconde, sans contrôle ni conditionnalité.

Les richesses se concentrent toujours davantage : entre 2010 et 2025, la fortune cumulée des 500 plus grandes fortunes professionnelles a connu une hausse de près de 370 % !

La question est donc bien celle de nos priorités : à quoi doit servir l’argent public et qui doit contribuer au financement des besoins collectifs ?

Pour la CGT, il faut une autre répartition des richesses produites : augmenter les salaires, développer l’emploi, renforcer notre protection sociale et financer les services publics dont nous avons besoin.

Public, privé : toutes et tous concerné·es, toutes et tous mobilisé·es

Près d’un million d’agent·es publics ont vu leur traitement indiciaire baisser (de 15 % en 10 ans) et rattrapé, voire dépassé par le Smic. Dans le privé aussi, augmenter les salaires, préserver et développer l’emploi et améliorer les conditions de travail sont des urgences.

Opposer les salarié·es du public et du privé ne fera pas augmenter les salaires du privé.

Affaiblir les services publics ne protégera aucun emploi.

✔ A LA VILLE DE PARIS : « 19 ANS POUR ATTEINDRE LE SMIC : LA CATÉGORIE C SACRIFIÉE PAR GRÉGOIRE »

Inflation à 3 %, IFSE au rabais, 19 ans de carrière pour toucher le SMIC : à la Mairie de Paris, les beaux discours ne payent pas les factures des agents de catégorie C. Les promesses électorales du NFP (Nouveau Front Populaire) ont été oubliées dès les portes de l'Hôtel de Ville franchies.
➤ 19 ans d’ancienneté pour atteindre le SMIC ! En catégorie C1 (adjoints administratifs, agents sociaux, adjoints techniques...), les 10 premiers échelons sont bloqués sous le niveau du SMIC (1 867,02 € brut).

➤ L’incohérence politique. Alors que le Nouveau Front Populaire portait la revendication d’un SMIC à 1600 € net, le maire et les adjoints élus sous cette bannière aux dernières législatives maintiennent les agents de catégorie C à 1477 € net. Les beaux discours de la campagne électorale s'arrêtent-ils aux portes de l'Hôtel de Ville ?

➤ Précarité et stagnation : La Mairie privilégie les recrutements systématiques en bas de grille (C1) tout en fermant la porte à de réelles perspectives de déroulement de carrière et d'avancement.
Les agents de catégorie C, en première ligne au quotidien pour assurer le service public parisien, ne peuvent pas payer leurs factures avec des promesses.

LA CGT RÉAGIT ET REVENDIQUE
➤ 400 € net d'augmentation mensuelle de l'IFSE pour l'ensemble des agents.
➤ Un plan de requalification massive et un déroulement de carrière garanti.
➤ L'indexation réelle des primes sur le coût de la vie.

TOUS EN GRÈVE LE MARDI 29 SEPTEMBRE 2026
14H République

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