🚩 Samedi 11 janvier 2020 - Manifestation - 14h Nation - Retrait de la réforme Macron sur les retraites !



Après une mobilisation exceptionnelle les 5 et 17 décembre contre le projet, après la découverte des exactions de Mr Delevoye (cumul de 14 mandats), après la décoration de la Légion d’honneur du président de la branche française du fonds de pension américain BlackRock, alors que l’influence de sa société sur la réforme du système de retraites pose question puisque ce fonds veut imposer la retraite par capitalisation en France, plus rien ne justifie le maintien du projet de réforme d’une retraite par points dont chacun aura compris le sens : Nous faire travailler plus longtemps avec des retraites diminuées.


Un projet antisocial



L'âge légal reste fixé à 62 ans, mais avec décote. L’âge pour toucher une retraite à taux plein sera fixé à 64 ans pour une carrière complète (43 années de cotisations à temps plein à compter de la génération 1973).

Le gouvernement fixera, dès le 1er janvier 2022, un âge pivot à 62 ans et quatre mois, qui augmentera ensuite de quatre mois par an pour atteindre 64 ans en 2027. Les nouvelles règles de calcul de droit à la retraite entreraient en vigueur à partir de 2025 pour les personnes nées à partir de 1975. Les personnes qui sont nées en 2004 et qui auront donc 18 ans en 2022, seront les premières atteintes de plein fouet par le système universel.
C'est la clause du "Temps pis pour nos enfants !"

Au Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, l’âge de départ des aides-soignants et des infirmiers est repoussé de 57 à 64 ans. Seuls les aides-soignants de nuit pourraient partir à 62 ans sans décote…
Qui va oser nous dire que le travail est moins dur, moins pénible dans les Ehpad aujourd’hui, alors que les personnes âgées qui y entrent sont toutes dans la très grande dépendance?

Qui peut aller dire aux collègues soignants de travailler 7 ans de plus, alors que nos dirigeants nous demandent toujours plus de sacrifices, d’efforts et de contraintes ?
Ces gens là ne connaissent rien aux conditions de travail en Ehpad et voudraient nous donner des leçons au nom de l'équité !

Le calcul de la pension sur toute la durée de la carrière va entraîner une baisse du taux de remplacement* (fin du calcul de la pension sur 75% du traitement brut des 6 derniers mois pour les fonctionnaires et sur les 25 meilleures années pour le privé). Ce nouveau système fait entrer dans le calcul de la pension les mauvaises années des carrières heurtées et des bas salaires (début de carrière…). Il amplifie les inégalités de la période active de la vie. Ce sont les plus précaires, notamment les femmes, qui seront les plus touchés..Une baisse conséquente du montant des retraites assurée.

L’aggravation des inégalités de pensions entre hommes et femmes. Un tel régime ne peut que faire baisser le niveau des pensions pour de nombreux et nombreuses fonctionnaires, et pour toutes les personnes aux carrières heurtées, d’abord des femmes. Il intègre en effet les plus mauvaises années dans le calcul de la pension, alors qu’elles en sont actuellement exclues.

Une augmentation de la cotisation retraite des salariés, puisqu’il va nous falloir cotiser sur les primes, sans pour cela obtenir une amélioration du montant de notre futur retraite qui sera inférieur à celui que nous aurions reçu dans le système actuel.

Une baisse importante de la cotisation retraite de notre employeur
(-13.78%) va creuser le déficit du système (voir page 32 du rapport Delevoye)
Plus d'explications, suivre ce lien...

L’impossibilité de calculer à l’avance le montant de sa retraite.
L’enveloppe des retraites sera contrainte à 14% du PIB*. C'est la fin du progrès social qui consiste à augmenter la part de PIB* (Produit intérieur Brut) consacrée aux retraites lorsque le nombre de personnes en retraite augmente. Cette mesure de régression sociale va diminuer les pensions et creuser un écart grandissant entre pensions et salaires. Le taux de remplacement par rapport aux revenus antérieurs n’est plus garanti. C'est un financement verrouillé.

 Le minimum de pension de retraite : 85% du SMIC, dans la loi, soit 1000 euros net par mois pour une carrière complète (43 annuités à compter de la génération nés à partir de 1973). Ce principe est déjà inscrit dans la loi Fillon de 2003. Le minimum est actuellement à 980€ par mois pour une carrière complète. La CGT revendique un minimum de pension pour carrière complète à 100% du SMIC.

Comment on finance ?


① En augmentant les salaires,
② En développant les emplois stables,
③ En élargissant l’assiette des revenus soumis aux cotisations
④ En cessant avec les milliards d’euros d’exonérations de cotisations.
⑤ En établissant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes c’est 6,5 milliards d’euros pour les retraites
⑥ Face à l’afflux de nouvelles machines et de nouveaux logiciels qui remplacent peu à peu les emplois, une contribution sous forme de cotisation sociale doit être instaurée

L’enjeu est donc bien de continuer les actions et pour cela il est indispensable de se structurer, de s’organiser dans tous les services (assemblée générale des agents), pour élargir la mobilisation, jusqu’au retrait du projet scélérat.



GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION LE 11 JANVIER 2020


Explications

*Le PIB ou produit intérieur brut est un indicateur économique de la richesse produite par année dans le pays.
Cet indicateur représente la valeur ajoutée totale des biens et des services produits sur le territoire national. Il est utilisé pour mesurer la croissance économique du pays.
Le rapport PIB / habitant est utilisé pour mesurer le niveau de vie des habitants.
Le PIB de la France en 2019 dépasse 577 milliards d'euros.

*Le taux de remplacement est le pourcentage de son dernier salaire par rapport au montant de la retraite octroyée.

Pour aller plus loin : "La retraite un choix de société" un document de la CGT Métallurgie (suivre ce lien...)

11 JANVIER 2020 - 14H NATION vers RÉPUBLIQUE