🚩 Tensions à l'accueil des "Maisons des Solidarités" - La santé mentale des agents en danger !

« ÉPUISÉS », « IRRITÉS »,
« AU BOUT DU ROULEAU »...

Ce ne sont pas des mots en l’air, c’est le bilan officiel du baromètre MNFCT 2026 (Mutuelle nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales) sur la santé mentale des agents territoriaux.

Et aux guichets de nos «maisons des solidarités», la réalité dépasse déjà toutes les statistiques !

Pendant que nos directions s'étouffent avec de grands discours sur la "Qualité de Vie et des Conditions de Travail" (QVCT), sur le terrain, les agents coulent.



EN PREMIÈRE LIGNE, LES ADJOINTS ADMINISTRATIFS ET LES SECRÉTAIRES MÉDICAUX ET SOCIAUX DE LA DSOL PAIENT SUR LEUR SANTÉ, LE PRIX DES RÉORGANISATIONS RATÉES.
► 45 % des agents déclarés en état d’épuisement professionnel.
► 30 % subissent des incivilités plusieurs fois par mois. Aux accueils des MDS (Maisons des Solidarités), c’est notre quotidien à chaque ouverture de porte !
► 43 % des agents exposés aux incivilités souffrent de troubles du sommeil quotidiens.
Constat : On nous demande de pallier le manque de moyens, d'encaisser l'agressivité, d'absorber la détresse... pour des rémunérations qui atteignent à peine le SMIC.

NOTRE SENS DU DEVOIR NE DOIT PAS ÊTRE LEUR MOYEN D’ÉCONOMIE

L’étude le dit sans détour : « Percevoir son travail comme utile renforce le risque d’épuisement. »

Traduction : On presse le citron jusqu'aux pépins en comptant sur notre conscience professionnelle.
► 82 % d'entre nous estiment que notre travail a du sens. Mais la vocation ne protège ni de l'usure, ni du surmenage, ni du mépris institutionnel.
Face aux réorganisations ou plutôt aux désorganisations permanentes qui sèment le désordre et la discorde, face aux coupes budgétaires et face aux consignes absurdes, nos valeurs s'effritent.

RENONCER À SE SOIGNER FAUTE DE MOYENS
► 39 % des agents ont déjà dû RENONCER à des soins de santé mentale.
Pourquoi ? Dans 59 % des cas, le frein est FINANCIER.

Le travail nous rend malades, mais nos salaires ne nous permettent même pas de nous soigner correctement.

NOUS NE VOULONS PAS DE GADGETS, NOUS VOULONS DES MOYENS !

Marre des « points d'information », des numéros verts ou des petits ateliers « à la con »...

NOUS NE VOULONS PAS DE LEUR "BIENVEILLANCE",
NOUS VOULONS DE LA RECONNAISSANCE ET DES MOYENS !

NOUS EXIGEONS :
► Des effectifs à la hauteur : Arrêt immédiat du non-remplacement des départs et des arrêts maladie.
► Recrutement à hauteur des postes vacants (15 % des effectifs)
► Des revalorisations salariales immédiates : Une vraie reconnaissance financière pour les agents de catégorie C et B en première ligne
► L'extension de l'équivalent « Ségur » à tous les agents en contact avec le public
► La fin du recrutement sous le SMIC au CASVP et à la Ville de Paris
► La hausse du minimum garanti de primes à l'embauche
► La prise en charge intégrale des soins de santé mentale liés aux dégradations des conditions de travail
► L'accès au tarif plancher (3€20) dans les restaurants Émeraude pour les agents en bas des grilles indiciaires
► Le retour de l'APS (allocation prévoyance santé) annuelle
NE LAISSONS PLUS NOS SANTÉS AU GUICHET !
TOUS ET TOUTES ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS !