EHPAD SOUS HAUTE TENSION

FORTE MOBILISATION DES AGENTS
LE 12 OCTOBRE A L’APPEL DE LA CGT
DANS CERTAINES RESIDENCES
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Les salariés
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La Cgt du CAS-VP a lancé un appel à la grève dans les EHPAD le 12 octobre. Ce fut une belle journée de grève, en effet, les établissements ont fortement débrayé pour exprimer leur ras-le-bol et leur souffrance.
Travail à la chaîne, sous effectifs, discrimination, autoritarisme, pouvoir des p’tits chefs, culpabilisation et bien sûr aucune reconnaissance du travail fourni.
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C’en était trop, l’expression du " racisme scientifique " d’une adjointe a couronné le tout :
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L’emploi du terme Négroïde pour qualifier un agent n’est nullement un hasard. Ce dérapage est révélateur d’un mode de direction autocratique.
Par éthique et obligation professionnelle évidente nombreux sont les agents qui n’ont pu débrayer. L’état des sous-effectifs aggrave les choses et culpabilise les personnels.
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Le patron fait ses choux gras de cette conscience professionnelle en affirmant qu’il ne s’est rien passé ou presque !
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Pourtant, depuis le 12 les salariés sont unis dans un grand collectif de lutte intersyndical grâce au ralliement de nos camarades de Force Ouvrière.
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Les patrons
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Ils ont refusé de nous recevoir :
- Bernadette Coulon Kiang nous a claqué la porte au nez.
- Danielle Hoffman-Rispal nous a laissé sur le parvis de l’Hôtel de Ville en nous faisant savoir par son émissaire qu’on ne négocierait pas sur nos demandes.
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Néanmoins, la pression exercée notamment à Sarcelles, poussait la direction générale à communiquer :
" L’administration prendra les mesures que la situation impose, le cadre supérieur de santé ne peut plus continuer à assurer l’encadrement des équipes.
Le dialogue doit permettre d’établir les tableaux de service dans la transparence et l’équité ; le CASVP réaffirme la nécessité d’un traitement équitable des demandes formulées par les agents, notamment pour leurs jours de RH, RTT ou CA. "
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Pourtant pour eux nous étions peu et c’est insignifiant ! ils ne fournissent d’ailleurs aucun chiffre du nombre de grévistes et affirment des contre-vérités énormes en disant qu’il n’y aurait eux que 70 grévistes en tout alors que nous savons que sur la seule résidence de Bondy il y en a déjà eu 70, à Debrousse près de 40 …
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La réunion impromptue
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Notre camarade Daniele Joulin, élue cgt, avait un rendez-vous programmé avec Bénédicte Jacquey Vazquez pour discuter de l’ouverture de la nouvelle résidence Hérold. Ce fut l’occasion d’aborder à bâtons rompus la question de la lutte présente.
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Des propositions abracadabrantes furent avancées par l’administration : appel au sens de la responsabilité et de la solidarité des personnels, mise en " autogestion " des plannings, création d’une sorte de grande équipe unique de 7 heures à 21 heures. Ils expriment ainsi leur désir de mettre fin à la fixité des horaires, ceci revient donc à instaurer des équipes à horaires variables.
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En contre-partie, la carotte : 3 jours de RTT en plus par an pour ceux qui accepteront un poste à Hérold sous ces conditions.
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Tout cela est " officieux ", nous rappelle l’auteur de ces propositions.
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Ces propositions remettent gravement en question l’application du règlement d’application de la RTT et des cycles de travail des soignants.
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Ceci vise bien évidemment à diviser les agents et ouvrir la possibilité d’une remise à plat des conditions de travail et engager l’instauration de la flexibilité.
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Il manque déjà de 38 à 40 infirmières au CASVP dans l’ensemble des établissements, 50 aides-soignantes, des cuistots, des agents hospitaliers…
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Le pourvoiement en personnel de l’établissement Herold se fera au détriment des autres établissements déjà en sous-effectif notoire.
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Les revendications
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- le respect au travail, notamment dans les relations hiérarchiques.
( arrêt immédiat de l’autoritarisme, des pressions, du racisme et des discriminations sous toutes ses formes…).
- le respect de la réglementation et des plannings ( CA, RTT, RH, RS…).
- l’augmentation conséquente des effectifs pour assurer la sécurité et la qualité.
- les reconnaissances indispensables pour valoriser les fonctions dépassant le cadre de l’emploi, -- la pénibilité, la surcharge de travail…
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Conclusions et perspectives
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Les salariés ne seront pas dupes des techniques éprouvées mais usées de la direction pour nous amener sur des chemins de traverse qui n’ont d’autres buts que de semer le désordre et la désunion. Pour l’heure, la direction ne propose rien mais suggère des choses qui sont un moyen de faire passer le mécontentement tout en proposant des aggravations des conditions de travail.
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Soucieuse de l’intérêt des personnels la Cgt sollicite les autres organisations syndicales pour constituer un front commun et obliger l’administration à négocier. L’heure n’est plus aux positions de principe mais à l’action.
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D’ores et déjà, la Cgt appelle les personnels à la mobilisation, notamment en participant aux assemblées générales qui seront prochainement organisées dans vos établissements.
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La Cgt est déterminée à ne rien lâcher et mettra tout en œuvre pour aider les personnels à se faire entendre et respecter.

ETRE VIEUX ET DEPENDANT A PARIS

OU LA MYSTIFICATION D'UNE POLITIQUE SOCIALE
DU PREMIER AU DERNIER AGE
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Paris vient de connaître un long mouvement social concernant la prise en charge de la petite enfance. Au terme d'une campagne et d'une lutte exemplaire menée par les personnels des crèches parisiennes et malgré une fermeté et une tentative de silence sur la situation des établissements, la mairie et son équipe municipale ont reculé.
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Cette lutte et cette situation en cachent d'autres.
La situation des personnes âgées dépendantes est absolument dramatique dans les établissements parisiens qui ont la charge de les accueillir.
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Les parisiens doivent être informés de la maltraitance institutionnalisée des personnes âgées par la gestion au rabais du maire de Paris et de l’Etat : Surcharge de travail, manque de temps a consacrer aux personnes, douches pouvant être espacées de deux ou trois semaines, stress permanent, autoritarisme des cadres, culpabilisation des personnels comme méthode de direction.
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La liste n'est pas exhaustive.
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Nul n'est sans savoir que le sujet n'est pas médiatique, l'enjeu n'est pas celui de la tendresse du premier âge, des espoirs et émerveillements que nous inspirent les derniers nés.
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Nous parlons ici de la fin de vie, de son accompagnement, de sa charge quotidienne, de souffrances physiques et psychiques voire psychiatriques, d’affections neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, de tâches difficiles et peu valorisées. Il s'agit de tâches hospitalières, de tout ce que la vie tente d'effacer, de nier, de dissimuler ou d'oublier.
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Ce qu'il faut savoir, c'est que chacune de ces attitudes d'occultation, la municipalité parisienne les emploie, les construit pour nier sa responsabilité dans la démission devant cet enjeu futur de première importance.
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Manque de moyen, manque de personnel, arrangement permanent avec le règlement, détournement des objectifs et des moyens, manipulation et domination sur les personnels.
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La prise en charge de la personne âgée dépendante va devenir une des missions sociales de première importance dans les années qui viennent, l'allongement de la vie et l'évolution de la natalité change l'image de notre société et son visage : les trois centenaires dénombrés en 1900 sont aujourd’hui plus de 3000 dans le pays, les besoins sont et se feront immenses.
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Pourtant, l'heure n'est ni à la prévision ni au développement des politiques sociales.
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Restrictions budgétaires, limitation des moyens, réduction au maximum des personnels sont la politique sociale de la personne âgée dépendante.
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Le fait n'est pas que parisien, la situation est générale, ou plutôt elle est franco-française. Tout le pays manque de moyen, toutes les politiques de ces quarante dernières années illustrent cette démission et cet abandon de responsabilité.
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Ce qui caractérise Paris, c'est d'être à l'image de cette démission, d’illustrer de façon exemplaire cette restriction dont l'évolution est de plus en plus scandaleuse.
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Paris-Ville Lumière, Paris-Capitale du Monde, Paris-Capitale de la quatrième puissance mondiale, Paris des Arts et de la Culture ...
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Paris est aussi une ville ou les anciens sont à l'abandon des politiques sociales et de son équipe municipale, Paris ville du silence et de l'oubli.
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Nous avons tous en en tête le trop célèbre été 2003, celui d'une canicule meurtrière, quant à nous, nous avons nous autres aussi le souvenir de l'esbroufe de la propagande municipale affirmant avoir fait tout ce qu'il fallait.
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Aujourd'hui, rien n'a véritablement changé sauf la communication.
Paris ne veut rien faire que l'Etat ne l'oblige. Lorsque nous sollicitons l'équipe municipale sur le dénuement des services et le manque de personnel, nos patrons de l'administration Parisienne nous répondent : "nous faisons ce qu'impose la DASS".
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Soyons inquiets car rien de plus ne sera fait, les services resteront sous équipés, les personnels en surcharge de travail, les accidents du travail toujours aussi nombreux, les problèmes de santé les mêmes, le stress identique, les dépressions toujours récurrentes et les personnes âgées en souffriront d’autant plus.
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La tendance est au minimum, le maintien au plus bas niveau possible de la fiscalité municipale et son train de vie élevé pour ses dépenses spectaculaires l'oblige.
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L'équipe municipale et le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris cherchent à écraser notre lutte et nier nos revendications.
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Pour autant, syndicat et syndiqués de lutte que nous sommes, nous ne raccrochons pas, personnel hospitalier, personnel ouvrier et personnel administratif nous exigeons moyens et reconnaissance pour nos tâches et nos métiers. Nous ne supportons plus de n’être pas reconnus, sous- payés, dominés et assujettis pour une politique sociale au rabais.
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Bien des nôtres finiront réformés pour inaptitude après trop d'efforts dans le silence et l'assujettissement. Mais ce serait compter sur un fatalisme qui n'est pas le notre.
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Ceci est le début d'une lutte prolongée. Nous appelons tous les parisiens, les familles de nos personnes âgées, simples citoyens, responsables d'associations, syndicalistes femmes et hommes concernés et nous le sommes tous par le grand âge à rester vigilants et informés sur le problème de la personne âgée dépendante à Paris et la lutte qui va l'accompagner.
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Lisez nos tracts, consultez notre blog et informez vous de nos luttes, elles concernent vos parents et grands-parents, elles nous concerneront tous un jour.

Appel à la grève le 12 octobre 2006

" La négroïde " suite…

Réponse à la cadre de santé qui a cru bon de maintenir ses propos.

Dans le Parisien du lundi 9 octobre 2006, la directrice-adjointe de la résidence-santé Le Cèdre bleu à Sarcelles mise en cause pour l’emploi du terme négroïde à l’encontre d’une salariée affirme : " l’emploi de l’expression de type négroïde me semblait et me semble encore aujourd’hui appropriée. Elle est employée dans le vocabulaire médical, scientifique et dans les institutions au même titre que de type asiatique, européen, méditerranéen, nordique ".
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Ces propos illustrent de manière édifiante, s’il en était besoin la naïveté et l’ignorance quant à ce qu’est ou n’est pas le racisme et son expression dans le vocabulaire employé.
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Il est bon d’apprendre à cette cadre de santé que ce vocabulaire n’appartient en rien au vocabulaire scientifique ou médical et qu’il n’a pas sa place dans nos institutions.
Si effectivement, ce terme a pu être employé par une pseudo-science au 19e siècle qui cherchait à se donner un semblant de science à une approche raciste de l’anthropologie, les sciences contemporaines rejettent l’emploi de ce jargon et en interdisent l’usage.
En outre, négroïde n’est en rien l’équivalent des termes européen, asiatique qui se réfèrent à des espaces géographiques. L’équivalent de négroïde étant aryen et mongoloïde.
Madame n’a manifestement pas la culture nécessaire pour comprendre cette évidence et elle n’a pas la délicatesse ni le bon sens pour constater le sentiment qu’elle a provoqué.
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Il ne lui reste donc qu’à la renvoyer à la définition du Larousse, vraisemblablement à sa portée :
Négroïde : souvent péjoratif ou raciste. Qui rappelle les caractéristiques des noirs notamment celle du visage. Petit Larousse, édition 2004.
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Pour son information, nous faisons savoir à Madame que le vocabulaire scientifique emploie le terme de mélanoderme pour désigner les noirs.
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FAISONS-NOUS ENTENDRE ET RESPECTER !
RASSEMBLEMENT JEUDI 12 OCTOBRE A 10H
5, BOULEVARD DIDEROT - 75012 PARIS
PRÉAVIS DE GRÈVE DÉPOSÉ DE 1H A LA JOURNÉE COMPLÈTE

LA NEGROÏDE….

C’est en ces termes qu’un cadre de santé s’est permis de nommer un agent d’origine africaine.

Cela s’est passé à l’EHPAD “le Cèdre Bleu”, maison de retraite du CASVP, où ce cadre de santé exerce ses fonctions avec un autoritarisme sans égal, multipliant les menaces de rapports disciplinaires à tous les agents n’obéissant pas au doigt et à l’œil.

Pour répondre à la demande des personnels choqués, traumatisés et à bout de nerfs, la CGT du CASVP a appelé à la grève le 5 octobre 2006 et demandé à l’administration de prendre toutes les décisions indispensables pour arrêter ces agissements.

Force est de constater que la direction générale ignore le problème et prend la responsabilité d’un climat de travail délétère qui ne peut que se détériorer, d’autant que le cadre responsable n’a pas souhaité présenter la moindre excuse. Cette rigidité est incompréhensible, car l’encadrement n’a aucune raison de se faire complice de la politique du Maire de Paris (services sous équipés, personnels surchargés et pressurés).

AUSSI, LA CGT ENTEND NE PAS EN RESTER LA ET APPELLE TOUS LES PERSONNELS DU CASVP A FAIRE GREVE LE 12 OCTOBRE 2006 POUR

- faire cesser toutes les formes d’autoritarisme et de racisme en vigueur dans les établissements ;

- dénoncer le manque de moyens, le manque de personnel, l’arrangement permanent avec le règlement, la manipulation et la domination sur les personnels ;

- exiger les effectifs et les reconnaissances indispensables pour mettre en œuvre les orientations de la Mairie de Paris.

FAISONS-NOUS ENTENDRE ET RESPECTER !

RASSEMBLEMENT JEUDI 12 OCTOBRE A 10H

5, BOULEVARD DIDEROT – 75012 PARIS

( métro Gare de Lyon ou Quai de la Rapée )

PRÉAVIS DE GRÈVE DÉPOSÉ DE 1H A LA JOURNÉE COMPLÈTE

La Mairie de Paris et les marchands de sommeil

(communiqué de presse)

L’émission Capital diffusée sur la chaîne télévisée hertzienne M6 en date du dimanche 17 septembre 2006 et rediffusée le mercredi 20 septembre était consacrée aux marchands de sommeil.

On a pu y voir notamment Madame Gisèle Stievenard Adjointe au Maire de Paris, chargée des affaires sociales, vice-présidente du conseil général, présidente du conseil d’administration du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, déclarer avec regret que les marchands de sommeil étaient nécessaires à Paris pour répondre au besoin d’hébergement des populations sans logis ou menacées d’être jetées à la rue.

Madame Hidalgo, première adjointe, invitée sur le plateau a soutenu sa « collègue » et ce point de vue.

Le propos est en lui-même choquant ; il est apparu d’autant plus inacceptable que ladite émission donnait quelques éléments de la réalité de la caste des marchands de sommeil, leur richesse, leur activité et la haine manifeste et active envers les personnes qu’ils exploitent (l’émission affirme que l’un d’entre eux fait son million d’euros de bénéfice par an, qu’un autre affirme que ses locataires ne sont pas des humains mais des animaux).

Il était notamment évoqué le rôle actif des services sociaux parisiens pour participer au développement du chiffre d’affaire de cette profession criminelle ainsi que les conditions d’insécurité dans lesquelles vivent les familles et personnes hébergées dans ces lieux. On a notamment pu voir la légèreté de la préfecture responsable des contrôles, et du désintérêt de la municipalité (par la bouche de Madame Hidalgo) sur ce sujet avec le refrain habituel sur la responsabilité de la préfecture sur le ton du « c’est pas moi, c’est l’autre ».

Sollicitée par des agents des services en contact avec le public, la Cgt du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris tient à exprimer sa plus vive condamnation d’une politique sociale (ou plutôt de ce qui en tient lieu) qui affirme la nécessité des marchands de sommeil pour héberger les plus déshérités et les plus vaincus de cette société et de son organisation sociale.

Les agents des services sociaux et notamment du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris sont nombreux à exprimer leur révolte contre cette pratique et se désolidarisent de cette complaisance révoltante à l’égard d’une profession dont l’activité est notoirement de nature criminelle. Ceci tout en étant conscient de devoir remplir leur mission de relogement et d’hébergement avec les seuls moyens du bord.

Alors même qu’il était montré qu’une municipalité voisine, Gennevilliers, organise sa propre offensive (au risque même de l’illégalité) contre les marchands de sommeil, la municipalité parisienne fait le choix de la collaboration avec eux.

Le syndicat Cgt du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris soutient les agents des services qui refusent de se faire complices de cette position, qui entendent défendre une autre politique pour la solidarité et la transformation sociale. Nous soutenons la revendication des collectifs de mal-logés et l’exigence urgente d’une construction massive de logements à destination des faibles revenus.