🚩 54ème congrès de la CGT - Rapport d'ouverture de Sophie Binet - «Camarades», le plus beau mot de la langue française.

Tours le 1er juin 2026

Cher.es camarades,

Nous avons des métiers, des histoires de vie, des parcours, des religions… très différents, mais nous partageons l’essentiel et c’est ce qui fait notre force : 
la solidarité, le refus de l’injustice et le courage de s’engager face au patron.



Chers camarades, quel plaisir de se retrouver tous et toutes ensemble ici en Congrès !

Oui, le congrès de la CGT est un évènement social majeur pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de France et bien au-delà.

Nous pouvons être fier.es d'accueillir ici à Tours nos organisations soeurs, qui nous font l’honneur de venir des 4 coins du monde !

Nous accueillerons aussi demain les premières dirigeantes et dirigeants des principales organisations syndicales françaises. 

Saluons aussi celles et ceux qui ont contribué à faire vivre notre organisation. Je veux remercier chaleureusement nos anciens secrétaires généraux, Philippe Martinez et Bernard Thibault, présents parmi nous cette semaine !

Je veux dédier ce congrès à toutes celles et ceux qui luttent.

Camarades, merci de faire un maximum de bruit pour : Les coiffeuses du boulevard de Strasbourg, On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Merci d’applaudir les camarades des cliniques du groupe Elssan du 66, qui après 3 semaines de grève, viennent de gagner des augmentations de salaires, et celles de l’Ehpad des Feuillants qui entament leur troisième mois de mobilisation !

Applaudissons aussi les camarades de Fibre excellence, ici présents, toujours mobilisés pour gagner le sauvetage des 3 sites de St Gaudens et de Tarascon et de Chapelle Darblay.

Applaudissons les camarades de Carcassonne qui défendent leur bourse du travail ! Jamais la CGT ne se laissera déloger par l’extrême droite ! 

Vous pouvez compter sur la solidarité de l’ensemble des territoires et des professions !

Et cette semaine, Tours sera la capitale des luttes !

Alors camarades, utilisons ce congrès. Utilisons les débats, bien sûr, mais utilisons aussi les pauses, les repas, les soirées. 

Rencontrons-nous. Parlons-nous. Organisons-nous.

Parce que, OUI, un congrès de la CGT, c’est aussi ça : c’est 1000 luttes en puissance !

Pour cela, ayons une exigence : la culture des débats de la CGT. Cela signifie avoir tous les débats, poser toutes les questions, sans caricature, sans posture, sans procès d’intention.

Nous avons trop de sujets urgents, trop de sujets complexes à traiter pour inventer de faux débats !

Pas question de reproduire entre nous les logiques de disqualification que nous combattons à l’extérieur. Il n’y a pas de “traître” ou de “gauchiste” dans cette salle, rien que des camarades.

La force de nos débats, c'est qu'entre nous, on ne peut pas se raconter d'histoire. Nous savons, car nous le vivons chacun et chacune au quotidien : une mobilisation ne se décrète pas d’en haut, elle se construit. Et c'est tout l'enjeu de notre Congrès pour progresser collectivement : refuser les débats de posture pour se dire franchement les difficultés et les possibilités de mobilisation effective.

Pour gagner.

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