🚩 CGT Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris - Communiqué de presse - Suppression des CCAS (Centres Communaux d'Action Sociale)

 

Le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris est le 1er CCAS (centre communal d'action sociale) de France (6601 emplois réglementaires en 2025).

L’adoption, en commission au Sénat, le 23 juin 2026 d’un amendement permettrait de rendre facultatifs les centres communaux d’action sociale (CCAS) y compris le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris et d’autoriser sa dissolution par la Ville de Paris.

Au nom de la simplification des normes, le gouvernement entends donc supprimer les CCAS.

Les missions du CCAS seraient alors assurées directement par la commune.

Au Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris, nous avons déjà compris la manœuvre puisque la Ville a déjà essayé de dissoudre le CASVP dans la DSOL (direction des solidarités) avec les conséquences néfastes que l'on connaît, aussi bien pour les usagers que pour les personnels, mais s'est heurtée à une législation contraignante sur les CCAS qui n'est pas à l'heure actuelle contournable. Le CASVP est à ce jour un établissement autonome avec un budget propre et un conseil d'administration souverain associant représentants associatifs, personnalités qualifiées et élus.

L'amendement sénatorial au projet "portant simplification des normes applicables aux collectivités", signé Marc-Philippe Daubresse et Jean-Michel Arnaud déposé au nom de la commission des lois présenté le 15 avril 2026 en conseil des ministres doit arriver en séance publique du Sénat le 23 juin 2026.

La CGT CASVP rappelle que le caractère obligatoire des CCAS est la seule garantie d'un accès universel aux droits et d'un accueil digne. La simplification des normes ne doit pas se faire sur le dos des CCAS qui constituent aujourd'hui la colonne vertébrale de la solidarité de proximité en France et le premier et l'ultime recours de publics en difficulté, notamment du fait de la dématérialisation des démarches.

Supprimer les CCAS, ce n'est pas une réforme. C'est un choix politique : celui de gérer plutôt que de servir, de réduire plutôt que de protéger.

La CGT CASVP refuse cette logique purement comptable qui broie les besoins des usagers, nie les missions des agents et affaiblit les solidarités locales.

Notre exigence est nette : retrait immédiat de cette mesure. Les CCAS doivent être ce qu'ils ont toujours été : un service public de proximité, humain, accessible, solidaire. À renforcer, pas à liquider. On ne ferme pas ce qui fait lien.