EHPAD “COUSIN DE MERICOURT” de CACHAN, AG des PERSONNELS du 14 mai 2009

Plusieurs problèmes ont été constatés à la résidence « Cousin de Méricourt » et les agents souhaitent l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail.

Les revendications ont été développées par le personnel de l’EHPAD lors de la réunion du jeudi 14 mai 2009 (61 agents présents) organisée par la CGT.

A l'issue de la réunion du 14 mai, notre organisation syndicale a rencontré Madame AMALBERTI, Directrice de la résidence.

Les revendications des agents portaient sur les points suivants :

L'EQUIPE HOTELIERE

Pour la CGT, le problème de fond de la création des équipes hôtelières est leur création sans aucune embauche de personnel.

Des agents qui étaient au chevet du résidant et qui ont du opter ou ont été transférés vers l'équipe hôtelière se sont sentis dévalorisés dans leurs fonctions.

En effet, les agents qui y ont été affectés ne l'ont pas toujours été sur la base du volontariat puisque seuls les agents ayant engagé une VAE (validation des acquis de l'expérience) pour accéder au diplôme d'aide soignant ont conservé leur poste.

Il n'est pas possible maintenant de demander à un agent affecté dans l'équipe hôtelière de dépanner au lit du résidant parce qu'il manque des aides soignants. Et cela se passe pratiquement dans toutes les EHPAD.

Les fiches de poste doivent être très précisément définies.

La directrice de Cousin de Méricourt nous dit être très attentive sur ces questions et elle s'engage à ce que les fiches de postes soient respectées.

LES AIDES SOIGNANTS

Ils réclament une définition précise de leurs fonctions.

Il n'est par exemple pas de leur ressort de faire le ménage des sols même celui des salles à manger, de distribuer le linge ou de faire de la manutention de produits d'entretien, de protections… du magasin au service.

La direction sur cette question de la manutention valide la revendication de la CGT de l'affectation d'un magasinier supplémentaire avant l'été.

La directrice nous assure que les agents n'auront donc plus à faire la manutention qu'ils assurent actuellement.

Nous engageons donc les agents à stopper toute manutention dès le 21 juin 2009.

Groupes de travail « Bientraitance »

Si les agents apprécient ces formations, ils se heurtent dans les services compte tenu d'effectifs insuffisants à la difficulté du passage de la théorie à la pratique.

Le travail sur plusieurs étages n'est plus acceptable et doit cesser.

L'appel à l'intérim doit être systématique dès qu'une absence est effective.

La directrice dit faire appel à l'intérim dès que le besoin est effectif, mais nous fait savoir qu'elle ne peut pas maîtriser les absences non planifiées (agent en maladie n'ayant pas prévenu la veille, carences d'intervention de la société d'intérim).

Pour la CGT, tous ces problèmes sont évidemment liés à un effectif en permanence insuffisant.

LES AGENTS SOCIAUX

Les agents sociaux au lit du malade doivent bénéficier d'une compensation salariale du fait qu'ils effectuent un travail d'aide soignant.

Il pourrait leur être attribué la NBI.

C'est une demande de la CGT.

L'agent social ayant exercé la fonction d'aide soignant pendant plusieurs années mais ne souhaitant pas valider son expérience pour accéder au diplôme d'aide soignant doit pouvoir conserver son poste.

Pas d'objection de la directrice de la résidence (au cas par cas).

A.M.P. (aides médico psychologique) EN STAGE

3 élèves AMP sont actuellement en stage sur l'établissement et encadrés par un tuteur.

Le stage dure 2 années.

Ces élèves sont imposés dans l'établissement, ils sont absents 1 semaine par mois, mais sont comptabilisés dans l'effectif budgétaire de l'établissement.

La CGT est déjà intervenue sur cette question auprès de la direction générale du CASVP et attend que ces personnels sortent des effectifs budgétaires compte tenu de leur statut, de l'encadrement qu'ils nécessitent, de leur absence 1 semaine par mois.

La directrice de la résidence rejoint la CGT sur ces demandes.

TRACABILITE (pictogramme d'autonomie)

L'imprimé actuellement en vigueur dans l'établissement est beaucoup trop compliqué, le personnel demande sa simplification.

La direction nous déclare qu'il s'agit d'un « prototype » qui sera ajusté et simplifié à la demande des agents.

POURQUOI LES AGENTS NE PEUVENT-ILS PAS POSER 31 JOURS CONSECUTIFS DE CONGES ANNUELS ?

Pour la direction, les agents hospitaliers (I.D.E, Aide Soignant, Agent social) peuvent obtenir 31 jours consécutifs de congés annuels, sous réserve des nécessités de service.

Dans les faits, les agents ne bénéficient pas de cette possibilité, la direction limitant à 3 semaines les congés d'été.

Ce fait dénote le sous effectif notoire dans les EHPAD, puisque si les effectifs étaient suffisants les agents pourraient prendre un mois de vacances comme partout au CASVP, à la Ville et en France.

Des solutions doivent être trouvées en ce sens et des engagements doivent être pris par la direction générale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES

Certains agents revendiquent la possibilité d'effectuer des heures supplémentaires sur une journée (7h42) et non sur une demi-journée comme c'est le cas actuellement.

La demande de la CGT est enregistrée, néanmoins,  les heures supplémentaires sont toujours effectuées à la demande de la hiérarchie et non de l'agent suivant les besoins.

En ce qui concerne les agents sociaux, la direction estime ne pas avoir besoin qu'ils effectuent des heures supplémentaires.

La position de la CGT n'est pas d'inciter les agents à faire des heures supplémentaires, mais nous pouvons comprendre au regard des rémunérations perçues et des charges toujours en augmentation que des collègues souhaitent en faire.

Comment calculer le taux de l'heure supplémentaire :

Le taux horaire est égal au (traitement de base mensuel + indemnité de résidence) divisé par 151,67. Le montant obtenu est majoré de 25%. Pour un travail le dimanche ou pour jour férié ce taux est majoré des 2/3.

(Ex : AS Sup 8ème Ech. (Traitement 1599,7 + indemnité de résidence 47,99) divisé par 151,67 = 10,86€ de l’heure + 25% = 13,57€ l’heure supplémentaire.

PRIME DE SERVICE

Tous les agents n’ont pas les 7,5% de leur traitement.

Pour la direction, les agents effectuant correctement leur travail doivent effectivement percevoir une prime de service équivalente à 7,5% de leur traitement.

Les nouveaux agents ne peuvent pas avoir le même calcul que les anciens, malgré leur valeur professionnelle.

Mme AMALBERTI s'engage à recevoir individuellement tous les agents mécontents du montant de leur prime (les agents souhaitant se faire accompagner par un délégué syndical CGT ne doivent pas hésiter à nous faire appel).

Pour la CGT, un agent qui fait son travail correctement doit percevoir le taux moyen.

NBI (nouvelle bonification indiciaire)

Après plusieurs tentatives d’amorce d’un dialogue social pour l’attribution de la NBI aux soignants exerçant en EHPAD et le refus constant de la Mairie de Paris de leur allouer cette bonification, la CGT a décidé d’agir juridiquement.

La CGT-CASVP a déposé un RECOURS CONTENTIEUX AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS le 6 AOUT 2008 pour l’attribution de la NBI aux soignants exerçant dans les EHPAD et les résidences services à forte section de cure du CASVP par homologie avec ceux travaillant dans la fonction publique hospitalière.

La CGT engage maintenant les personnels à déposer un recours individuel (lettre type disponible auprès de la CGT-CASVP).

AVANCEMENT DE GRADE

Explications :

La loi du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale a remplacé le système des quotas par un système de ratios « promus-promouvables ». La loi prévoit dorénavant que : « le nombre maximum de fonctionnaires appartenant à l'un des corps (agent social, infirmier, aide soignant...) pouvant être promus à l'un des grades d'avancement de ce corps est déterminé par application d'un taux de promotion à l'effectif des fonctionnaires remplissant les conditions pour cet avancement de grade ».

Chaque collectivité territoriale est désormais libre de déterminer ses propres ratios.

Les ratios d'avancement de grade actuels (plus qu'insuffisants) sont fixés par le Maire de Paris après négociation avec les organisations syndicales, ils se décomposent comme suit pour 2009 (ils n'ont pas été validés par la CGT) et doivent être renégociés prochainement pour 2010 :

Aide soignant

classe supérieure 15% en 2008/2009

classe exceptionnelle 20% en 2008/2009

Infirmier

classe supérieure 18% en 2008/2009

Agent social (pas d'avancement de l'échelle 3 à 4 avant le 1er janvier 2010 du fait du nouveau statut).

Pour la CGT, le maire de Paris doit tenir compte de la situation économique actuelle, des bas salaires des soignants, des conditions de travail particulièrement difficiles et de fait nous demandons un ratio d'avancement de grade de 100%. C'est à dire, dès que l'agent remplit les conditions pour accéder au grade supérieur, il doit être promu.

En CAP, la CGT demande la nomination des agents par ancienneté, suivant l'ordre du tableau d'avancement de grade un point c'est tout ! (c’est une garantie pour que chaque agent soit promu un jour ou l’autre).

La directrice de Cousin Méricourt nous dit également privilégier en priorité l'ancienneté pour la promotion des agents de l'établissement au grade supérieur.

Chaque agent peut demander à la direction la position qui lui a été attribuée pour les CAP d’avancement qui auront lieu les 25 et 27 mai 2009 concernant les AS et les IDE.

JRTT

Les déclarations récentes de Maïté ERRECART Adjointe au Maire de Paris chargée des personnels qui a qualifié de "massive" la quantité de JRTT dont dispose les agents et annonce une éventuelle baisse des JRTT par le retour du temps de travail à 35 heures INQUIETENT FORTEMENT LES AGENTS qui compte tenu de leurs conditions de travail refusent catégoriquement une remise en cause du nombre de JRTT.

La CGT bien évidemment ne fera aucune concession à la Ville de Paris sur la question.

Le CTP central du 30 juin 2009 de la Ville présentera à l'ensemble des partenaires sociaux la démarche et le calendrier retenus pour dresser le bilan de l'ARTT.

CONCLUSION

Restons tous mobilisés et prêt à réagir à toutes les attaques contre nos acquis qui constituent à nous agents notre seul patrimoine que nous ne pouvons pas laisser dilapider par des tendances « libérales » de la Mairie de Paris.

Merci de faire remonter au syndicat toutes vos remarques sur ce compte rendu.

La CGT est bien évidemment disponible pour accompagner les agents auprès de la direction sur les problèmes particuliers qu'ils pourraient rencontrer.

Statut de la Fonction publique territoriale 
SARKOZY débordé sur sa droite ! ?

COMMUNIQUÉ NBI

RECOURS TRIBUNAL ADMINISTRATIF
OÙ EN EST-ON ?

NB : Ce communiqué ne concerne pas le RECOURS CONTENTIEUX AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS engagé le 6 AOUT 2008 pour l’attribution de la NBI aux aides soignants, infirmiers et cadres de santé exerçant dans les EHPAD et les résidences services à forte section de cure du CASVP.

Par recours au Tribunal Administratif en date du 31 janvier 2008, la CGT du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris demandait l’annulation de la délibération 135 du 5 10 2007 (article 2 – alinéa 16) du conseil d’administration du CASVP.

Le 8 04 2009, la CGT demandait l’inscription au rôle de cette affaire, c’est à dire le jugement immédiat du fait de la clôture de l’instruction.

Outre le recours de la CGT de très nombreux recours individuels ont été déposés par des agents du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris.

Par courrier en date du 10/04/2009, le Tribunal Administratif nous fait savoir qu’en raison de l’encombrement du rôle, il n’est pas possible de prévoir actuellement la date à laquelle l’affaire enregistrée pourra être appelée à l’audience.

NEANMOINS, LE TRIBUNAL NOUS ASSURE QU’IL FERA EN SORTE DE L’EXAMINER AVANT LA FIN DE L’ANNEE 2009.

La CGT conseille donc aux collègues ayant engagé un recours de demander eux aussi l’inscription au rôle de leur dossier (modèle de courrier joint en fin de communication à faxer au Tribunal Administratif de Paris)

RAPPEL DU CONTENTIEUX

MEMOIRE de la CGT du CASVP
produit au Tribunal Administratif le 31 janvier 2008

LES FAITS

Afin de bénéficier de la N.B.I., les fonctionnaires territoriaux devaient remplir des conditions cumulatives d’appartenance à un cadre d’emplois et d’exercice de missions définies par décrets.

Une jurisprudence abondante et constante a remis en cause ce principe et a jugé recevable la requête d’agents demandant le bénéfice de la N.B.I. au vu des seules fonctions exercées, indépendamment de l’appartenance à un cadre d’emplois (cf. l’arrêt du Conseil d'État n° 278877 du 5 avril 2006, pièce jointe n°4).

Deux décrets du 3 juillet 2006 tirent les conclusions de ces contentieux pour lier l’octroi de la N.B.I. à la seule condition d’exercice des fonctions qu’ils énumèrent, sans l'obligation d'appartenance à un cadre d'emplois.

Par délibération en date du 5 octobre 2007, le conseil d’administration du CASVP décidait d’appliquer le même principe aux conditions d’attribution de la NBI au CASVP.

Les nouvelles conditions d’attribution ne devaient plus faire référence à des corps ou des cadres d’emploi…

DISCUSSION et DEMANDES DE LA CGT

1) Force est de constater que la nouvelle délibération du 5 10 2007 dans son article 2 (alinéa 16) « Personnel administratif exerçant de façon principale et permanente des fonctions d’accueil du public depuis au moins 2 ans et instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques (10 points) » déroge à cette règle puisqu’elle limite les fonctions d’accueil du public au seul personnel administratif alors même que ces fonctions d’accueil sont aussi assurées par des agents d’autres corps dont les assistants socio-éducatifs et parfois des agents sociaux en attente de reclassement.

2) Cette nouvelle délibération ne transpose pas littéralement le décret 2006-779 du 3 juillet 2006 (alinéa 33 de l’annexe à l’article 1er) (pièce jointe n°5) en ce qui concerne les fonctions d’accueil exercées à titre principal. Le décret 2006-779 bonifie les fonctions d’accueil du public exercées à titre principal sans en restreindre la portée.

3) Le CASVP en introduisant d’autres critères la réduit considérablement :

  • personnel administratif ;

  • depuis au moins 2 ans ;

  • instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques.

4) Par ailleurs, la délibération 135 du 5 octobre 2007 qui s’est substituée à la délibération E10 modifiée du 14 octobre 1998 du conseil d’administration du CASVP en introduisant instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels spécifiques en remplacement d’utilisant régulièrement les logiciels informatiques de traitement des dossiers d’aide sociale légale ou facultative, pour la délibération de 14 octobre 1998 réduit encore le nombre de bénéficiaires de la NBI.

5) Nous constatons que certaines fonctions sont transposées littéralement du décret 2006-779 du 3 juillet 2006 telles que régisseur d’avances, de dépenses ou de recettes (alinéa 21 du décret 2006-779) et d’autres non.

6) Dernier point, la délibération 135 du CASVP en date du 5 10 2007, ne prend effet qu’au 1er novembre 2007, alors qu’elle aurait du avoir un effet rétroactif du 1er août 2006 date d’entrée en vigueur du décret 2006-779 du 3 juillet 2006.

Pour toutes les raisons ci-dessus mentionnées, la CGT demande l’annulation de la délibération 135 du 5 octobre 2007 du conseil d’administration du CASVP (article 2 – alinéa 16) et demande qu’une nouvelle délibération soit proposée pour avis au comité technique paritaire du CASVP dans l’esprit de l’attribution de la NBI (bonification des fonctions et non du grade) et sans en restreindre la portée en ajoutant de multiples critères restrictifs.

REPONSE de la CGT en date du 1er juillet 2008
au MEMOIRE du CASVP
produit par
Madame la Directrice Générale du Centre d’Action Sociale
de la Ville de Paris en date du 6 juin 2008
et communiqué le 11 juin 2008 à la CGT

Dans son argumentation, le CASVP argue que du fait de son statut particulier conféré par l’article 118 de la loi 84-53 du 26 janvier 1984, il fixe les rémunérations selon que l’emploi est fixé par référence à l’Etat ou par référence à la fonction publique territoriale.

Pour information et à titre d’exemple, le statut des assistants socio-éducatifs et des agents sociaux est fixé en référence à la fonction publique territoriale…

Force est de constater que la nouvelle délibération du 5 10 2007 dans son article 2 (alinéa 16) « Personnel administratif exerçant de façon principale et permanente des fonctions d’accueil du public depuis au moins 2 ans et instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques (10 points) » déroge à cette règle puisqu’elle limite les fonctions d’accueil du public au seul personnel administratif alors même que ces fonctions d’accueil sont aussi assurées par des agents d’autres corps dont les assistants socio-éducatifs dont le statut relève de la fonction publique territoriale, mais aussi parfois par des agents sociaux en attente de reclassement professionnel dont le statut relève également de la fonction publique territoriale.

Le CASVP, remet donc en cause une jurisprudence abondante et constante qui a jugé recevable la requête d’agents demandant le bénéfice de la N.B.I. au vu des seules fonctions exercées, indépendamment de l’appartenance à un cadre d’emplois (cf. l’arrêt du Conseil d'État n° 278877 du 5 avril 2006).

De ce fait, il ne devait pas limiter les fonctions d’accueil du public au seul personnel administratif et introduire d’autres critères qui réduisent considérablement la portée de la définition de l’accueil du public :

  • personnel administratif ;

  • depuis au moins 2 ans ;

  • instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques.

Certains personnels administratif accueillent le public à titre principal mais n’instruisent pas régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques, il sont exclus du bénéfice de la NBI de ce seul fait qui n’a rien à voir avec l’accueil du public.

D’autres accueillent le public, instruisent sur les logiciels mais depuis moins de 2 ans, ils sont exclus du bénéfice de la NBI.

D’autres encore reçoivent le public depuis plus de 2 ans, mais instruisent sur des logiciels non qualifiés d’aide sociale légale et facultative et sont exclus de ce fait.

Ces multiples critères ajoutés à «accueil du public à titre principal» n’ont pas de fondement et cumulent à la fois «accueil du public à titre principal» et «des technicités particulières» (depuis au moins 2 ans ; instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques) qui ne sont référencées dans aucun décret.

La CGT demande donc que seul le critère « accueil du public à titre principal » puisse être opposable aux agents revendiquant le bénéfice de la NBI.

Le CASVP dans son mémoire en défense reconnaît implicitement que le décret 2006-779 attribue la NBI aux fonctionnaires territoriaux exerçant des fonctions d’accueil du public à titre principal et que ce décret ne s’applique au CASVP que pour les emplois de l’établissement communal qui sont équivalents à ceux de la fonction publique territoriale, ainsi que le précise l’article 118-II de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et l’article 28 du décret n°94-415 du 24 mai 1994.

Le CASVP outrepasse ses droits en limitant la portée de ce décret au seul personnel administratif et en rajoutant des critères restrictifs (depuis au moins 2 ans ; instruisant régulièrement les dossiers d’aide sociale légale ou facultative sur les logiciels informatiques spécifiques).

Le CASVP déclare (deux avant derniers alinéa de la page 6 de son mémoire en défense) qu’en listant précisément les fonctions éligibles à la NBI, au titre de l’accueil du public à titre principal, il procède à une application exacte du décret 2006-779.

Il oublie de préciser qu’il en réduit considérablement la portée en rajoutant des critères restrictifs émanant de lui seul (voir paragraphe ci-dessus) et il la limite donc singulièrement.

Par ailleurs, encore dans son mémoire en défense le CASVP donne des exemples flagrants de restriction des fonctions d’accueil exercées à titre principal «agent chargé, à titre principal, du premier accueil social dans les services sociaux des sections d’arrondissement». Cette disposition écarte les agents chargés à titre principal du premier accueil des usagers dans les CAPI (cellules d’appui pour l’insertion)…

Ces agents d’accueil (personnel administratifs) ont été écartés du bénéfice de la NBI, la délibération du CASVP ne les recensant précisément nulle part, alors que le seul fait qu’ils accueillent le public à titre principal aurait du leur ouvrir le droit à la NBI, comme leurs collègues des sections (n°4 de l’article 2 de la délibération 135 du 5/10/2007)…

Pour toutes les raisons ci-dessus mentionnées, la CGT demande l’annulation de la délibération 135 du 5 octobre 2007 du conseil d’administration du CASVP (article 2 – alinéa 16) et demande qu’une nouvelle délibération soit proposée pour avis au comité technique paritaire du CASVP dans l’esprit de l’attribution de la NBI (bonification des fonctions et non du grade) reprenant «fonctions d’accueil exercées à titre principal» et sans en restreindre la portée en ajoutant de multiples critères restrictifs.

MODELE DE DEMANDE DE L’INSCRIPTION AU RÔLE

Paris, le

Nom
Prénom
Grade
Adresse personnelle

à

Monsieur le Président
Tribunal administratif de Paris
7, rue de Jouy
75181 Paris Cedex 04
Téléphone : 01 44 59 44 00
Télécopie : 01 44 59 46 46
 
Objet : Mise au rôle
Dossier : n° ………………..
 
Monsieur le Président,
En date du …………………, je déférais à la censure du Tribunal Administratif, le refus de Mme la Directrice Générale du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris de m’accorder la NBI.
J’avais formulé cette demande par recours gracieux en date du …………………….
Cette demande était rejetée par Madame Bernadette COULON-KIANG, Directrice Générale du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris en date ……………………….
L'instruction étant close, je demande l'inscription au rôle de cette affaire.
Recevez, Monsieur le Président mes salutations distinguées.
Nom
Signature

Un 1er mai 2009 exceptionnel

Le 1er mai 2009 a vu une participation exceptionnelle aux manifestations.

La CGT recense près de 1 200 000 manifestants pour 283 initiatives sur l’ensemble du territoire. C’est 5 fois plus important qu’en 2008, 3 fois plus important qu’en 2003 année du conflit sur les retraites.

Cette troisième journée de mobilisation interprofessionnelle coordonnée cette année, par la participation de nombreux salariés du privé et du public issus de grandes comme de petites entreprises, de retraités, de chômeurs, des étudiants… marque une nouvelle étape et atteste d’une réelle détermination à ce que les revendications soient rapidement entendues.

L’appel unitaire inédit des syndicats pour ce 1er Mai a contribué à mobiliser de nouveaux participants aux manifestations, parfois venus en famille.

Ce 1er Mai a contribué à élargir l’engagement des salariés dans l’action.

L’exigence de réponses concrètes aux problèmes d’emploi, de chômage, de protection sociale, de pouvoir d’achat, de services publics, était au cœur des revendications portées dans les cortèges.

C’est la confirmation de la justesse des revendications contenues dans la plateforme commune des syndicats.

Le Président de la République, le Gouvernement et le Patronat auraient tort de banaliser la situation alors que 70% de français approuvent la démarche des syndicats.

L’entêtement gouvernemental et patronal est une nouvelle fois dénoncé.

Des réponses concrètes et urgentes sont attendues dans les entreprises, les branches, les territoires et au niveau national.

La CGT invite ses organisations à prendre appui sur cette journée réussie pour être à l’initiative d’autres rendez-vous dans les entreprises et les branches professionnelles.

La CGT assurera sa participation aux euromanifestations de Madrid, Bruxelles, Berlin et Prague les 14, 15 et 16 mai en convergence avec les autres salariés et leurs syndicats en Europe.

La CGT contribuera lors de la réunion intersyndicale du lundi 4 mai à dessiner de nouveaux rendez-vous revendicatifs de hauts niveaux coordonnés pour les mois de mai et juin.

C’est bien en poursuivant sur une démarche de rassemblement et d’élargissement de la participation à la lutte que nous créeront les meilleures conditions afin que les revendications soient satisfaites.






14h00 de Denfert-Rochereau à la Bastille 
par les Boulevards St Germain, St Michel et Henri IV