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| CST CASVP 22 mai 2026 |
Madame la Présidente, Mesdames Messieurs bonjour,
Madame la Présidente, nous sommes ravis de vous voir, enfin. Bienvenue à vous.
Nous déplorons que la première discussion avec vous ne se fasse que sur le point des élections professionnelles. D’habitude, les élus rencontrent d’abord les organisations syndicales en bilatérale, pour faire connaissance et parler des sujets que nous estimons prioritaires. Car nous avons de nombreux sujets en attente ne serait ce qu'un démarrage de début de discussion.
En premier lieu, nous vous demandons de bien vouloir relayer auprès de Monsieur le maire et Madame la première adjointe qu’ils s’étaient engagés, le 2 mars, avant les élections, à nous revoir rapidement en cas de victoire. On avait même dit «début avril».
La victoire a eu lieu, et nous vous félicitons puisque vous aussi avez été élue. Si vous pouvez passer le message, nous vous en remercions d’avance.
La fiche de paye, ça ne vous étonnera pas, c’est la priorité. On peut aimer son travail et se sentir utiles dans la société, pour autant on ne travaille pas pour la gloire.
On bosse, on est payés, et beaucoup trop mal pour de nombreux collègues. La Ville ne peut pas tout. La CGT revendique l’augmentation de la valeur du point d’indice à 6 €, c’est pas la Ville qui décide.
En revanche, la Ville dispose d’un levier que vous n’ignorez pas, c’est le RIFSEEP, ce sont les primes.
Lors du conseil de Paris d’avril 2025, vous avez déposé un voeu pour l’extension du Ségur. Vous déclariez dans votre intervention que «l’exclusion des personnels administratifs, techniques et ouvriers (…) nuit à la cohésion des équipes du CASVP». Et vous souteniez que la Ville pouvait créer une prime d’équité sans attendre l’Etat. Autant vous dire qu’à la CGT, on était grave d’accord avec vous à ce moment là. On veut bien en discuter. Parce que les primes aux administrations parisiennes ça démarre avec un socle déterminé selon les corps professionnel.
Les camarades un peu plus anciens se sont battus pour ça. Avant on appelait ça le MIG (on aimait bien) montant indemnitaire garanti, maintenant l’administration appelle ça montant d’entrée de corps (on aime moins car les mots ont un sens).
Pour la très grande majorité des corps, ces montants « plancher » n’ont pas été revalorisés depuis la mise en place du RIFSEEP (en 2017 et 2018). C’est notamment le cas pour les corps de catégorie C. Le montant brut c’est 200 € pour les adjoints techniques, 231 € pour les agents sociaux et les adjoints administratifs.
Tous ces collègues là, si elles ou ils rentrent au CASVP maintenant dans le premier grade, restent coincés au SMIC pendant… 19 ans. Pendant ce temps là, les prix augmentent. Alimentation, énergie, couverture santé… l’essence pour celles et ceux qui sont obligés de prendre leur voiture dans les EHPAD de banlieue, ou pour le travail de nuit.
Madame la directrice, la CGT vous a écrit à ce sujet, c’était le 16 mars. On en parle à un moment ? SMIC + 150 balles nets, c’est pas appétissant, surtout que les missions sont difficiles, le public fragile, les conditions de travail dégradées. Oui, on a un problème d’attractivité.
Madame Kone on sait que vous avez visité certains services, au moins Pauline Roland. Il est peu probable que les agents osent se plaindre lorsque vous passez, en compagnie de la direction locale. Mais nous, notre boulot c’est de vous le dire : les postes vacants font que la surcharge de travail est insupportable. Et ça c’est partout, dans les services opérationnels, sur le terrain comme on dit, mais aussi dans les services centraux et supports, nous avons besoin de plus de personnel !
Partout, c’est bricolage et glissement de taches. Et ce n’est pas une téléalarme qui remplacera une gardienne en résidence autonomie. Un ASO en résidence autonomie ne peut pas faire en plus le poste du gardien. Une aide-soignante ne devrait pas réaliser les taches d’hôtellerie, ni se retrouver seule avec 20 résidents. On va pas citer tous les métiers mais au CASVP, les agents sont dévoués et se résignent souvent à faire du travail qui ne leur revient pas, mais là vraiment, ça devient critique.
On va faire plus simple : pour chaque poste existant, il faut une ou un collègue, avec des missions clairement définies. Et des moyens, sinon ça sert à rien. Des ascenseurs qui montent et descendent, des locaux entretenus et désinsectisés, des ordis, des mails, des téléphones, des logiciels qui fonctionnent, du matériel, des outils !
Au fait ! Vous avez vu le reportage hier ? ça va pas aider. Car même s’il y a des inexactitudes, des biais, voire même des trucs pas très honnêtes, ce sont des situations qui existent, et face auxquelles les agents sont en première ligne. On pourrait commenter ça pendant des heures, et vous-même allez devoir peut-être gérer les répercussions de ce reportage, mais il ne suffira pas d’un ptit pchttt d’extincteur sur le feu de paille médiatique.
Pour la CGT, on finira toujours par poser la question des moyens. Ce serait inutile de vous poser ici lors de la première que vous présidez la collection de courriers auxquels nous n’avons pas réponse, de sujets en attente, d’alertes, de revendications. Bref, il y a urgence à ce qu’on avance sur plein de sujets en souffrance.
Alors juste là, deux sujets pas trop compliqués auxquels la CGT demande une réponse tout de suite parce que quand même, on en a marre d’attendre :
La CGT vous demande de débloquer la situation pour les SMS : la liste complémentaire du dernier concours est toujours en attente alors qu’on sait qu’il y a des services dans lesquels on manque de SMS.
Le concours est sans cesse reculé.
Les reclassements « passerelles » ne peuvent pas être la seule source de recrutement pour les SMS. Par ailleurs, ils doivent se faire dans de bonnes conditions et force est de constater sur le terrain que la formation n’est pas suffisante.
Nous vous rappelons que ce n’est pas aux collègues sur site d’assurer la formation d’agents nouvellement arrivés dans le service (exemple de glissement de tache).
Question pour le SRH : les agents en CLM (congé de longue maladie) ne perçoivent toujours pas les 33 % de leur IFSE la première année. Ce devrait être le cas depuis 2025. Quand allez-vous vous mettre en conformité avec les engagements pris l’année dernière ? La mise en paiement, le rattrapage, pouvez vous nous dire quand ?
Merci.
Retour
Ce matin, nous rencontrions notre nouvelle élue, Madame KONE, en CST pour la première fois et nous avions beaucoup de choses à lui dire !
Nous avons obtenu (mais trop peu) :
- Les agents en CLM (congé longue maladie) percevront 33 % de leur IFSE sur la paie de juin 2026 avec la rétroactivité.
- Concernant la liste complémentaire du concours SMS : on va peut-être la voir débloquée, un jour !
- Des engagements à un retour du dialogue social (à voir)
La CGT continuera d'insister pour que TOUS les sujets soient abordés ! On ose espérer qu'on sera enfin entendus !
