TWIST AGAIN AVEC GISELE AU CTP

CTP EPISODE 2

Le Comité technique paritaire CTP se réunit au minimum deux fois par an, sa fonction est consultative et obligatoire avant toute décision au conseil d’administration. Cette instance est née de la volonté politique et des revendications des salariés par la loi du 23 décembre 1982. La gauche de l’époque entendait ainsi accroître le contrôle des salariés sur la fonction publique. Lors des réunions de cette instance, les syndicats peuvent nommer des experts qui ne participent pas aux votes mais apportent un point de vue sur un ou plusieurs points.

Lors de la réunion du CTP du 13 juin, les patrons ont obligé les experts syndicaux à quitter la salle et les faire attendre dehors pour se faire appeler au moment où ils jugeraient utile de les entendre.

Les syndicats CGT et FO s’appuyant sur le règlement qui autorise la présence pendant toute la séance ont protesté et quitté la réunion, le syndicat UNSA a exprimé son soutien à l’administration, le syndicat CFTC est resté, sans mot dire.



TWIST AGAIN AVEC GISELE AU CTP


Après l’annulation du CTP du 13 juin provoquée par le départ de nos deux syndicats majoritaires, Gisèle STIEVENARD fait monter d’un cran la tension et le conflit :

Ce 15 juin 2007, jour d’une nouvelle réunion du CTP, elle réitère et essaie de faire virer manu militari les experts syndicaux dont elle n’approuve pas la présence.

Certains personnels ont reçu l’ordre de s’interposer physiquement pour bloquer l’entrée. Tous les syndicalistes entrèrent cependant.
Dans une posture d’autorité et une interprétation toute personnelle du règlement, la même Gisèle STIEVENARD exigeait alors le départ des experts syndicaux.

Refusant de nouveau un tel diktat qui témoigne d’un durcissement et d’une volonté d’affaiblir les syndicats, la CGT et FO ont maintenu la position qu’ils avaient adoptée deux jours plus tôt.

Gisèle STIEVENARD a justifié cette détermination à empêcher l’expression CGT et FO par le fait que nos deux organisations seraient trop attachées à revendiquer. Selon elle nous ne nous manifesterions pas assez pour exprimer nos satisfecit à l’égard de notre employeur. «Je m’interroge… Vous êtes beaucoup moins attentif à valoriser ce que vous obtenez auprès des agents comme s’il fallait considérer que rien ne change, que ce qui est acquis n’a plus d’intérêt ».

Une nouvelle forme de syndicalisme est attendue par la gauche version parisienne, celle du remerciement et de la génuflexion naturellement dus à un patronat administratif notoirement social et entièrement consacré au mieux être et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés…

Les salariés apprécieront et nous feront part eux-mêmes de ce qu’ils attendent des syndicats CGT et FO qui les représentent très majoritairement au sein de notre établissement public (70% des sièges au CTP).

Nous avons quelques doutes quant à la pertinence de la suggestion de Gisèle STIEVENARD et nous lui déconseillons vivement de se reconvertir dans un engagement syndical. Sa position en qualité de patron maladroit lui sied beaucoup mieux…

LA DECISION D’UN NOUVEAU REPORT DU CTP A LA RENTREE, NE RESOUD EN RIEN CET INCIDENT QUI EST UNE NOUVELLE FOIS REVELATEUR DE LA DIVERGENCE D’INTERETS ENTRE LE PATRON ET LES REPRESENTANTS DU PERSONNEL…

Nous sommes clairement déterminés à ne faire aucune concession sur nos valeurs et sur la participation des salariés aux débats et aux décisions qui les concernent.

CGT-CASVP 01 53 80 97 60
FO-CASVP 01 45 88 27 24

CGT - FO - NON AU DIKTAT DE LA MAIRIE DE PARIS

« LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE, C’EST PAS LE BORDEL ;
VOUS ÊTES DES ENFANTS GÂTÉS »
Déclaration de Gisèle STIEVENARD Adjointe au Maire de Paris, Présidente du CTP, le 13 juin 2007, pour justifier l’expulsion des experts syndicaux des syndicats CGT et FO.

Le CTP du 13 juin 2007 est renvoyé au 15 juin 2007.

Les représentants des syndicats majoritaires CGT et FO ont refusé de siéger au CTP après l’expulsion des experts syndicaux.
Madame STIEVENARD porte l’entière responsabilité du retrait des syndicats majoritaires…

La CGT et FO refusent le Diktat de Madame STIEVENARD.

Il n’est en effet pas acceptable pour nos 2 organisations syndicales que des agents dits « experts » nommés par nos organisations syndicales soient malmenés et ne puissent assister à l’intégralité du CTP, quand bien même ne seraient-ils amenés qu’à s’exprimer sur un point particulier.

Madame STIEVENARD s’est répandue en propos méprisants manifestant un paternalisme patronal édifiant : « vous êtes des enfants gâtés », « on a tous eu des enfants, on sait ce que c’est ».

Quelques minutes plus tôt elle arguait de la taille de la pièce...

Ne reculant devant aucune manipulation, La directrice générale Bernadette COULON-KIANG affirmait sans sourciller que les syndicats CGT et FO avaient voté ce règlement.

Nous informons à toutes fins utiles que les syndicats de lutte et de conquêtes sociales ne votent pas les règlements patronaux.

Il est évident que la direction ne respecte en rien les organisations de salariés et imaginerait fort bien une conduite de CTP entre patrons seulement.

LIMITER LA PAROLE DES SALARIÉS EST BIEN DANS L’AIR DU TEMPS, SUR CE POINT, IL EST REMARQUABLE DE CONSTATER COMBIEN LE DIALOGUE SOCIAL VANTÉ PAR LA MAIRIE DE PARIS DEVIENT BRUTALEMENT UNE SIMPLE POSTURE LANGAGIÈRE DES LORS QUE SON APPLICATION CONCRÈTE EST EN JEU.

Comité technique paritaire du 13 juin 2007

Ordre du jour

Demandes d'avis.

* Bilan de formation de l'année 2006

* Bilan social de l'année 2006

* Attribution d'une nouvelle NBI

* Création d'une équipe d'intervention spécialité secrétaire médicale et sociale

* Réorientation des jeunes femmes sans enfants accueillies à la PSA Chemin Vert vers la PSA Belleville et des jeunes hommes de plus de 25 ans accueillis à la PSA Belleville vers la PSA Bastille. Modalités de mise en oeuvre et conséquences sur l’organisation des services


Communications.

* Réorganisation du service social du XIVe arrondissement

* Mise en place des sites qualifiants au sein des services sociaux du CASVP

* Modernisation de la gestion dans les restaurants Emeraude

* Réforme des procédures de reclassement professionnel


Pour en savoir plus sur un des points :
cgt-casvp.syndicat@paris.fr.

● Compte rendu de l'audience CGT - PSA - Direction Générale le 5 juin 2007

La CGT saisissait par courrier en date du 10 mai 2007, Mylène STAMBOULI Adjointe au Maire de Paris chargée de la lutte contre l’exclusion, des revendications des personnels de la PSA Bastille réunis en AG le 27 avril 2007.

A la demande de Mylène STAMBOULI, la CGT était reçue en audience le mardi 5 juin 2007 par Madame Bernadette COULON-KIANG Directrice Générale.

Annie, 52 ans, mère célibataire, un enfant majeur à charge

« Je m’étais retrouvée sans domicile fixe. Avant, j’habitais un immeuble qui était squatté, il y avait des agressions, des menaces; mon fils tournait mal…

La ville de Paris ne pouvait pas me loger car j’étais propriétaire ; on m’a demandé de vendre mon appartement pour pouvoir me loger. Alors, je l’ai vendu, à un prix dérisoire, personne ne le voulait.

Je suis retourné à Agrippa d’Aubigné ; on m’a demandé d’apporter l’acte de vente en fin mai 2005, mais on ne me donnait toujours pas d’appartement.

Je me suis retrouvée dehors, je dormais dans les gares. Un gardien veillait sur moi.

Étant SDF, tout s’aggravait ; même ma banque refusait de me donner mon argent.

J’ai forcé le bureau d’un responsable de service pour être reçu.

«Je dors dans les gares après 20 ans de service à la Mairie !»

Ensuite, j’ai été voir une assistante sociale du patron. J’ai dit que je reviendrais m’installer devant l’hôtel de ville avec des journalistes.

C’est le foyer Richemont de Reuilly qui m’a logée.
Quand on mendie longtemps on finit par avoir une place, en foyer...

C’est pour une durée d’un an et on vous harcèle pour vous demander de partir. On a pas le droit de s’installer de façon personnelle, même pas de rideaux…
Un inspecteur des foyers est venu, il m’a demandé quand je partais ; j’avais déjà reçu une lettre fin 2006 me rappelant la fin de mon séjour. Mais je n’ai nulle part où aller. Je dois demander pour prolonger. J’ai écrit à toutes les sociétés de HLM ; j’ai 23 ans de mairie, je n’ai jamais rien demandé. Ils disent que je gagne pas assez pour avoir un logement social ; ici je paye 543 euros pour un studio.

Tout cela m’a déprimée, je suis tombée malade et j’ai eu beaucoup de problèmes à mon travail. Et j’ai été obligée de prendre un expert à mes frais pour faire reconnaître mon problème de santé. Je me suis re-syndiquée depuis.

Aujourd’hui, je suis malade, la tension, la dépression, je ne sais pas si je vais devoir retourner dormir dans les gares.
Dans le foyer, les gens vivent dans la peur…

A la retraite, que vais-je devenir… ?
J’ai besoin d’un logement… »

Ce témoignage a été reçu à la permanence logement organisée par notre syndicat depuis janvier 2007.

PERMANENCE D'ENTRAIDE SOCIALE
ET DE SOLIDARITE CGT-CASVP

Bourse du travail 3, rue du Château d'eau,
Paris 10, métro République,
Les mardi (sauf vacances scolaires)
de 17h30 à 19 heures
4e étage, bureau 430
(Recensement des mal logés, conseil en surendettement,
dette de loyer, aide aux dossiers, etc…)
Téléphoner pour prendre RV au 01 53 80 97 60.
Si le répondeur est activé laissez un message
avec vos coordonnées.