NON à la précarisation des précaires !

PARCE QUE RICHARD N'HABITE PAS LA BONNE RUE,
LA MAIRIE DE PARIS LUI RETIRE SON EMPLOI !

Richard Chudzinski, âgé de 54 ans, est salarié du Centre d'Action de la Ville de Paris en contrat d'avenir depuis 3 ans.

La Mairie de Paris pour des raisons politiques et électorales favorise l'embauche de ce type de contrat sur certains quartiers considérés comme " prioritaires ".

Richard n'a pas la chance d'habiter le bon coin ! On lui a donc signifié sa fin de contrat après plusieurs années de service. On débauche donc pour réembaucher ailleurs !

A 54 ans, après plusieurs années de galère, d'errance et d'exclusion, il devra y retourner !

En effet, Richard est, paraît-il, " réinsérable " ailleurs. Cette fine analyse provient des services de la ville qui le renvoie à une recherche d'emploi, autrement dit la case chômage.

Depuis 15 ans les politiques d'insertion ont produit de nombreux type de statuts qui sont une nouvelle façon d'exploiter une main d'œuvre à moindre coût, vulnérable, minorée et surtout précaire.

La Ville de Paris fait donc le choix de précariser un précaire !
Ses collègues, qui l'apprécient et constatent ses qualités professionnelles, ne l'entendent pas ainsi et se lèvent dans un mouvement de solidarité pour contester cette fatalité et cette politique.

NOUS DEMANDONS LE MAINTIEN DE RICHARD A SON POSTE,
UN STATUT ET DES DROITS.

GRANDE PETITION DE SOUTIEN, SIGNEZ LA CARTE POSTALE

ou adresser la lettre jointe par poste à :

Madame Gisèle STIEVENARD, Adjointe au Maire de Paris, chargée des Affaires Sociales Hôtel de Ville 75004 – PARIS
ou par messagerie à notre syndicat qui transmettra.

CGT/CASVP - 23/25, rue Bobillot 75013 Paris
Tél : 01 53 80 97 60 Fax : 01 53 62 94 25

PETITION

Richard CHUDZINSKI, 54 ans, travailleur précaire en emploi d’insertion au Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris est invité à quitter son emploi pour retourner au chômage !

NON à la précarisation des précaires !


Madame Gisèle STIEVENARD

Adjointe au Maire de Paris
Affaires Sociales
Hôtel de Ville
75004 – PARIS



Madame l’Adjointe au Maire,


La précarité, le chômage et l’exclusion ne sont pas des fatalités que les travailleurs doivent subir.

Nous refusons qu’un travailleur précaire subisse les mauvais choix d’une politique.

Nous demandons le maintien de Richard CHUDZINZKI sur son poste.

Recevez, Madame l’Adjointe au Maire, mes meilleures salutations.


NOM :
Prénom :

ALLOCATION DE GARDE DE JEUNES ENFANTS


L’ALLOCATION JOURNALIERE DE GARDE
DE JEUNES ENFANTS EST SUPPRIMEE
DEPUIS LE 1er SEPTEMBRE 2007 !

(Délibération 84 du conseil d’administration du CASVP
du 28 juin 2007, disponible à la fin de ce communiqué)

Un de nos acquis parmi les plus importants à la Ville de Paris et au Centre d’Action Sociale est remis en cause depuis le 1er septembre 2007.
Il s’agit du tarif préférentiel que la Ville accordait à ses agents, lorsqu’ils confiaient la garde de leurs enfants de moins de 3 ans aux structures de la Ville.

Pour certains salariés, dont le coût annuel de la garde des enfants peut atteindre 2800 €, cette aide de 50 % représentait donc 1400 €.

Elle sera désormais remplacée par le C.E.S.U. (Chèque Emploi Service Universel garde d’enfants au profit des agents du CASVP).

Le C.E.S.U. : UN LEURRE !

Pour la CGT, la prestation CESU est loin d’être comparable à l’ancien tarif préférentiel !

Nous considérons que pour un certain nombre de salariés cela va consister à les déshabiller pour habiller les nouveaux bénéficiaires, façon Tati. Cela risque d’être, comme bien souvent à la Mairie, une réforme "médiatique" à budget constant, avec les prochaines élections en toile de fond.

La Mairie met en avant que seulement 1100 agents bénéficient du tarif préférentiel, puisqu'il ne serait accordé qu’aux agents résidant à Paris.

Ceci est inexact puisque tout agent travaillant à la Ville de Paris doit avoir une priorité dans les établissements d’accueil (Article 1 du règlement intérieur municipal des structures de la Petite Enfance adopté en Conseil de Paris en 2004).

Si le Maire veut permettre à tous les agents qui le souhaitent de bénéficier du CESU, qu’il le mette en place, sans remettre en cause le tarif préférentiel à 50 % pour les agents qui en bénéficie déjà.

La CGT pense que ces deux possibilités devraient être complémentaires et non pas exclusives.

Encore une fois, sous le faux prétexte de l'équité, la Mairie prive 1100 agents d’avantages qui sont de très loin supérieurs au CESU, soit 200 à 600 € maximum par an (suivant les revenus).

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA CARTE PETITION CI-JOINTE
(l'adresser par télécopie à la CGT
01 53 62 94 25)

FAITES VOS COMPTES !

Si le Maire de Paris veut faire bénéficier du C.E.S.U. les agents qui le souhaitent, qu’il le fasse sans remettre en cause le tarif préférentiel à 50%.

Remplissez la carte pétition ci-jointe et faites la parvenir par télécopie à notre syndicat (01 53 62 94 25), nous les porterons massivement avec les autres syndicats de la Ville au Maire de Paris.

Monsieur le Maire,

Je revendique que le C.E.S.U. soit appliqué sans pour autant remettre en cause le tarif préférentiel à 50% pour l’accueil de mon enfant dans les structures d’accueil de la Ville.

NOM

PRENOM

SERVICE


SIGNATURE

Délibération n°84 du 28/06/2007
du Conseil d’Adminsitration
du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris

Objet : Mise en place d'un Chèque Emploi Service Universel Garde d'enfants au profit des agents du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris.


Article 1 : Il est créé, à compter du 1er septembre 2007, une prestation sociale, dénommée "CESU garde d'enfant", dont l'objet est de permettre aux agents qui en font la demande, d'obtenir des Chèques Emploi Service Universels préfinancés, pour prendre en charge partiellement les prestations de garde de leur(s) enfant(s).

Article 2 : Jusqu'à l'année civile du troisième anniversaire de son enfant à charge, peuvent bénéficier de ce dispositif les agents du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris titulaires, stagiaires, contractuels et non-titulaires de droit public, contractuels de droit privé et vacataires au-delà du mi-temps.

Article 3 : Cette prestation est versée sous forme de titres de paiement spécifiques à la garde d'enfants, quel que soit le mode de garde choisi,

Article 4 : Le montant de l'aide est défini selon les tranches de quotient familial, tel que précisé par la circulaire n°2120 du 10 juillet 2006 relative à la mise en oeuvre par l'état du chèque emploi service universel préfinancé, destiné à la prise en charge partielle des frais de garde des jeunes enfants engagés par ses agents.

Article 5 . L'allocation frais de garde des jeunes enfants, créée par délibération du 9 juillet 1992 est supprimée, à compter du 1er septembre 2007.

Article 6 : La dépense de la prestation sociale sera imputée sur le budget de fonctionnement du CASVP sur les articles 64118 et 64138

AIDES SOIGNANTS NOUVEAU STATUT

Le 17 septembre 2007, la Direction du CASVP a négocié avec les syndicats la mise en application du décret du 3 août 2007 concernant les aides soignants, les auxiliaires de puériculture et les aides médico-psychologiques. Ils sont classés en trois grades dans la Fonction Publique Hospitalière :

- Aide-soignant de classe normale relevant de l’échelle 4 de rémunération
- Aide-soignant de classe supérieure relevant de l’échelle 5 de rémunération
- Aide-soignant de classe exceptionnelle relevant de l’échelle 6 de rémunération

La CGT s’étonne que la date d’effet de la mesure ne soit pas calée sur celle de la Fonction Publique Hospitalière, le 25 juin 2007.
La direction du CASVP a proposé deux tranches pour le reclassement :
- 1ère tranche au 1/01/08 ;
- 2ème tranche au 1/07/08.

La CGT a refusé en motivant sa demande sur le fait que les agents nouvellement recrutés au 1/01/2008 le serait directement en échelle 4 alors que les anciens resteraient 7 mois en échelle 3.

Face à cette démonstration l’administration donne raison à la CGT et acte le reclassement pour tous au 1 01 2008.

Certains syndicats signataires qui valorisent leurs actions en dehors de l’audience se sont montrés bien discrets durant celle-ci.

La CGT n’est pas signataire et ne signera jamais d’accords au rabais. Néanmoins, notre organisation se bat à tous les niveaux (NBI pour les soignants, réforme statutaire et reconnaissance du travail du personnel hospitalier).
Sur cette réforme, la CGT a pu en obtenir l’application dans les meilleurs délais.

Mais, il était possible d’obtenir plus, notamment l’échelon exceptionnel en échelle 6 accordé aux ouvriers qui permet de percevoir un traitement brut mensuel de fin de carrière de 1949 euros.

AVEC LA CGT, CONTINUONS LE COMBAT.
UNE VICTOIRE AUJOURD’HUI NECESSITE D’ETRE PLUS FORT DEMAIN !

- Pour consolider nos acquis ;
- Pour un déroulement de carrière dans une grille unique, sans barrage ni quota de l’embauche à la fin d’activité ;
- Pour une rémunération de début de carrière de 1500 euros net ;
- Pour le versement de la NBI comme à l’AP/HP ;
- Pour une reconnaissance des qualifications et des métiers.

NOUVELLES GRILLES ET PROCEDURES DE RECLASSEMENT
SUR DEMANDE


REJOIGNEZ LA CGT !

AGENTS HOSPITALIERS NOUVEAU STATUT

LE CORPS DES AGENTS HOSPITALIERS SOCIAUX
DU CASVP DEVIENT A COMPTER DU 1er 01 2008
LE CORPS DES AGENTS SOCIAUX

HISTORIQUE :

Depuis de nombreuses années, la CGT revendique le changement de statut des Agents Hospitaliers Sociaux, afin de leur permettre un déroulement de carrière identique à celui des autres agents de la catégorie C.

Au CSAP (Conseil Supérieur des Administrations Parisiennes) du 21 juin 2007, seule la CGT est intervenue afin que le déroulement de carrière des Agents Hospitaliers Sociaux ne se limite pas à l’échelle 3.

Dans la Fonction Publique Hospitalière, toutes les organisations syndicales (FO, UNSA, CFDT, CFTC…) à l’exception de la CGT et de SUD ont signé un protocole qui cantonne les agents hospitaliers à la seule échelle 3. L’accès à l’échelle 4 ne pouvant se faire qu’après l’obtention du diplôme d’état d’Aide Soignante.

Pour la CGT, ces dispositions et la signature du protocole n’étaient pas acceptables parce que 1609 euros brut mensuel après 40 ans de carrière c’est inadmissible.

NEGOCIATIONS DU 17 SEPTEMBRE 2007 AVEC LA DIRECTION DU CASVP :

Une partie de nos revendications sont satisfaites par la Mairie de Paris :
- Création du corps d’agent social ;
- Déroulement de carrière de l’échelle 3 à l’échelle 6, sans conditions de diplôme.

CONSEQUENCES :

- Le déroulement de carrière va se faire de l’échelle 3 à l’échelle 6 (fin de carrière possible à 1886 euros brut mensuel).
Les nouvelles dispositions statutaires qui seront soumises pour avis au CSAP du 6 décembre 2007 peuvent vous être communiquées sur demande.

RECLASSEMENT :

- Au 1er juin 2008 sont reclassés directement en échelle 4 et au même échelon agent social de 1ère classe, les agents hospitaliers sociaux anciennement de classe supérieure qui avaient été nommés suite à la réussite à l’examen professionnel.

AVEC LA CGT, CONTINUONS LE COMBAT.
UNE VICTOIRE AUJOURD’HUI NECESSITE D’ETRE PLUS FORT DEMAIN !

- Pour consolider nos acquis ;
- Pour une reconnaissance des qualifications et des métiers ;
- Pour un reclassement immédiat de tous les anciens agents hospitaliers classe supérieure en échelle 4 ;
- Pour un reclassement dans les meilleurs délais de tous les autres agents en échelle 4 ;
- Pour gagner de nouveaux droits, parce que les résultats obtenus aujourd’hui sont insuffisants.

REJOIGNEZ LA CGT !

NADIALINA, 28 ans, administrative,

Mariée, 3 enfants, vit avec ses parents dans un petit appartement médiocre, n’a jamais eu de logement à elle.

Je suis demandeuse de logement et j’ai toujours vécu petitement.

J’ai écrit à Mano et j’ai eu une réponse deux mois après, c’était la même lettre-type que j’avais déjà reçue par 2 fois. Ensuite, j’ai vu ma chef qui m’a orientée sur Locagent. Mais c’est de la rigolade, jamais un propriétaire ne m’a loué, je sais pas pourquoi. Puis un collègue m’a donné une adresse d’agence.

Après, j’ai vu une assistante sociale du Service polyvalent qui m’a conseillé de chercher dans le privé : « avec la ville, ça vous prendra 10 ans ! »

J’ai été sur le site Paris.fr et j’ai écrit au maire qui m’a répondu qu’il y avait des problèmes sur la ville. J’ai réécrit pour obtenir une réponse concrète et là, il m’a répondu de m’adresser au CASVP. « Si vous ne pouvez pas me répondre sur un délai, inutile de me répondre » ai-je écris. Je n’ai pas eu de réponse…Du côté du 1%, c’est toujours pris, on a eu un bon de visite, on devait être informé par courrier, on nous a demandé les papiers, on attend encore… On ne connaît pas les critères d’attribution.

L’hiver on peut pas tous se doucher car le ballon est trop petit. Le problème, c’est quand il y a des conflits en famille. J’ai une angoisse, mes enfants sont petits et dorment en berceaux mais à trois ans il faudra un lit et je n’ai pas d’endroit pour le mettre.
On mettra peut-être l’enfant entre nous dans le lit.

J’ai lu les mails de la CGT, il faut que les syndicats s’impliquent plus pour mettre le gouvernement et la ville au pied du mur. Le logement pour moi, c’est un luxe, ça va me marquer toute ma vie. La propriété pour nous, ce n’est pas possible ou alors un petit deux pièces ou s’exiler dans la grande couronne.

Le logement, c’est une grande catastrophe, je me rappelle du scandale Gaymard. J’ai une voisine qui s’est faite reloger à l’OPAC mais elle a dû verser quelque chose. Elle m’a donné une adresse pour avoir un logement avec 1500 euros à une personne bien placée. Je ne cautionne pas, c’est dégoûtant, c’est profiter de la détresse des gens.

Dernièrement, j’ai été voir mon directeur de section et j’ai dit que j’allais faire une grève de la faim. Mon moral est à zéro, on travaille et quoi ? rien ! Donnez- moi le droit de payer un loyer ! c’est grave d’en arriver là.

Il faudra lutter pour son droit au logement, il faudra aller loin, mais je vais le faire...

La municipalité profite aussi de la spéculation immobilière :
800 millions d’euros engrangés en 2006 par ses taxes sur les droits de mutations…