⚡ Municipales - Les candidats ont pris des engagements, Les élus doivent maintenant en répondre


La CGT CASVP, syndicat majoritaire avec près de 700 adhérents, a rencontré les candidat·es de gauche à la Mairie de Paris avant les élections : Raphaëlle Primet (PCF) le 4 février 2026, Laurent Sorel (APRÈS) le 20 février, Emmanuel Grégoire (PS) le 2 mars, Sophie de la Rochefoucauld (LFI) le 10 mars.





1.  NON AUX PRIVATISATIONS ! POUR UN SERVICE 100 % PUBLIC

L’accident mortel de Moussa Gassama en février 2022, laveur de vitres prestataire du CASVP, illustre tragiquement notre slogan : sous-traitance = maltraitance. La CGT revendique la réinternalisation de l’entretien, du ménage et de l’hôtellerie, et le maintien en régie publique de tous les services (EHPAD, CHRS…)

✔ Les candidat·es se sont engagé·es à ne privatiser aucun service.

 

2.  FICHE DE PAYE + LE SEGUR POUR TOUTES ET TOUS !

Le Ségur représente 192 € nets/mois. Aujourd’hui, un quart des agents du CASVP en est exclu, notamment la filière administrative et la filière ouvrière, alors que tou·tes travaillent dans le social.

La CGT exige aussi la mise en place de la NBI EHPAD (+10 points) et la revalorisation du travail de nuit, des week-ends et des jours fériés.

✔ Les candidat·es se sont dits prêt·es à discuter de revalorisations indemnitaires et de NBI, et reconnaissent que l’attractivité passe par la fiche de paie.

✔ Lors du conseil de Paris d’avril 2025, Fatoumata Koné qui vient d’être nommée élue de tutelle du CASVP, avait déposé un vœu pour l’extension du Ségur. Elle déclarait dans son intervention que « l’exclusion des personnels administratifs, techniques et ouvriers (…) nuit à la cohésion des équipes du CASVP ». Elle a soutenu que la Ville pouvait créer une prime d’équité sans attendre l’Etat.

 

3.  PROTECTION SOCIALE — MUTUELLE SANTÉ ET PRÉVOYANCE

Depuis le 1er janvier 2026, la Ville a remplacé l’Allocation Prévoyance Santé (APS, 200–300 € versés en janvier) par une Allocation Frais de Santé (AFS) mensuelle, mais uniquement pour les mutuelles « labellisées ». Résultat : les agents couverts par la mutuelle de leur conjoint ou ayant souscrit un contrat non labellisé (exemple la MNH) sont exclus d’office. Beaucoup d’agents n’auront plus aucune aide pour payer leur mutuelle santé !

Et ce n’est pas fini : au 1er janvier 2027, une prévoyance choisie par la Ville deviendra obligatoire pour tous·tes, même si votre mutuelle actuelle en prévoit déjà une. La CGT a lancé un grand questionnaire pour peser dans les négociations et exige un vrai choix : convention de participation négociée ou contrat de groupe, avec une participation employeur d’au moins 50 % — et non un système d’exclusion déguisé.

👉Pour donner votre avis : questionnaire en ligne sur cgt-casvp.blogspot.com

✔ Les candidat·es se sont montré·es attentif·ves à notre analyse et conscient·es des risques pour les agents les plus précaires. La CGT les appelle à s’engager concrètement : négocier un dispositif collectif juste avant l’été 2026, avant le lancement des appels d’offres prévoyance.

 

4.  EMPLOI, EFFECTIFS ET CONDITIONS DE TRAVAIL

La vacance de postes oscille entre 12 et 18 % en permanence au CASVP. Un taux très élevé, qui ne tient même pas compte des absences pour arrêts maladie, maternité, scolarité… La CGT revendique une augmentation globale de 10 % des postes budgétaires, le maintien des ratios promu/promouvables à 100 % (cat. B et C), leur extension à la catégorie. A, et une prime panier repas pour les agents sans accès aux restaurants administratifs (nuit, horaires décalés…).

✔ Les candidat·es se sont dits prêt·es à envisager la prime panier repas et à discuter des recrutements.

 

5.  CONGÉ DE SANTÉ HORMONALE

La CGT revendique 2 jours d’absence pour les agent·es souffrant de troubles hormonaux incapacitants (femmes, hommes, personnes en transition). Plus inclusif que le seul congé menstruel, ce dispositif répond à une réalité médicale plus large.

✔ Les candidat·es se sont dits prêt·es à mettre en place ce congé, au moins à titre expérimental au CASVP.

 

6.  ACCÈS AU LOGEMENT DES AGENTS

La plateforme « Loc’agent » est inefficiente. L’éloignement géographique est un problème réel pour beaucoup de collègues, alors que les situations de mal-logement se multiplient et que le service social du personnel n’a aucune réponse à apporter.

✔ Les candidat·es sont conscient·es du problème et reconnaissent que l’attractivité passe aussi par la capacité du CASVP à loger ses agents.

 

Les candidat·es à la Mairie de Paris se sont tou·tes engagé·es à rencontrer la CGT peu après les élections : nous avons sollicité les rendez-vous.

Les engagements doivent maintenant se concrétiser ! La CGT ne se contentera pas de vagues promesses, car les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Dans tous les cas, les avancées se gagneront par la mobilisation des agents