La CGT en lutte pour l’amélioration des conditions de travail
La CGT est intervenue dans les instances, dans les établissements et auprès de Fatoumata KONE et Maxime CROSNIER, nouveaux adjoints au Maire en charge des solidarités et des séniors.La CGT avait également rencontré Emmanuel GREGOIRE avant qu’il soit élu maire de Paris.
Le nouvel exécutif parisien s’est engagé à ne privatiser aucun service du CASVP.
Canicule : nous sommes en première ligne
Nous enchaînons les interventions à domicile par 35°C, 40°C, parfois plus. Nous montons les étages sans ascenseur, nous aidons des personnes à se lever, à se laver, à manger. Notre corps est mis à très rude épreuve. Entre deux interventions, nous n'avons pas de pause déjeuner digne de ce nom. Nous avalons quelque chose rapidement, debout dans la rue ou dans un jardin public.
Et tout ça, sans la moindre compensation financière pour notre repas. Comme si nos conditions de travail sur le terrain ne méritaient pas d'être reconnues.
Une inégalité injustifiable
Au CASVP, des agents travaillant dans des locaux fixes bénéficient pour la plupart d'accès à une restauration collective. C'est normal : ils ne peuvent pas rentrer chez eux déjeuner. Mais nous, nous n'avons pas de bureau, notre lieu de travail, c'est Paris. Nous nous déplaçons de logement en logement, sans base fixe, sans coin repas.
- Une prime d’engagement pour les périodes de canicule
- Des tickets restaurant ou une prime de panier repas pour tous les agents des services d'aide à domicile
- Une ouverture de négociations immédiate pour revaloriser les métiers
Réforme des SPASAD : pour la CGT c’est non !
La CGT rejette fondamentalement cette réforme imposée au nom du « virage domiciliaire ». Le maintien à domicile est souvent souhaité par les personnes âgées, c’est bien normal.
Mais derrière une façade qui se veut humaniste, le virage domiciliaire consiste surtout à cacher la misère dans les hôpitaux, les EHPAD et le secteur du handicap
- La casse de l’hôpital public,
- Le manque de place et le coût des prises en charge en EHPAD,
- La pénurie de places en structures spécialisées pour la prise en charge du handicap.
Il est connu que de nombreuses familles sont contraintes d’envoyer leurs enfants mineurs ou majeurs handicapés dans des institutions en Belgique, faute de place en France. La prise en charge de ce nouveau public inquiète fortement : Le CASVP prend toujours en charge les situations les plus difficiles dont le secteur privé ne veut pas.
De nombreux bénéficiaires cumulent déjà les problématiques (sociales, psychiatrique, hébergent des membres de leur famille dans la promiscuité).
Les agent.es des SPASAD n’ont pas vocation à compenser les carences de l’Etat dans le secteur du handicap. Les agent.es ne sont pas ou peu formé.es ni outillé.es pour s’occuper des enfants ou des jeunes adultes porteurs de handicap.
La CGT refuse que la réorganisation soit menée sans augmentation des moyens. Les bricolages présentés par l’administration ne répondent pas aux enjeux.
La CGT revendique
- Des mesures pour les personnels itinérants
- Revalorisation de l’IFI pour compenser l’augmentation du navigo
- Une prime de prise en charge des chaussures de travail de 200 euros annuels.
- Un renforcement des effectifs sur toutes les fonctions et tous les grades (une SMS par plateforme, une équipe de remplacement pour les ASO et AS et IDE)
- De nouveaux locaux de travail adaptés
- Une vraie politique de prévention et de traitement de l’usure professionnelle
- Une amélioration de l’organisation du travail et des outils de travail (téléphones, boites mails, Domatel)
Objectif rentrée :
Des Assemblées Générales seront organisées
dans les établissements.
Des Assemblées Générales seront organisées
dans les établissements.


