TRAVAILLEURS SOCIAUX AG LE 26/09/2008

Où en sommes-nous ?
Venez en débattre le 26 septembre de 12h à 14h
A la Bourse du Travail

La mobilisation du 16 juin dernier avait contraint l’exécutif municipal à, enfin, nous écouter !!

L’intersyndicale CGT-FO-UNSA avait demandé, une fois de plus, de vraies propositions et l’ouverture de véritables négociations dans les plus brefs délais.
Le 3 juillet, après 6 mois de conflit, la municipalité parisienne a décidé de revaloriser les régimes indemnitaires des travailleurs sociaux.
Mais, si ces propositions montrent une réelle avancée due à notre mobilisation, elles restent faibles et sont loin de satisfaire nos demandes.

Nous l’avons rapidement fait savoir à Monsieur Delanoë mais, à ce jour, aucune réponse ne nous a été faite (!).

Néanmoins, comme il nous l’avait été proposé lors de la rencontre du 3 juillet, les représentants de la DASES ont proposé de rencontrer les organisations syndicales le 16 septembre, afin d’examiner ensemble la mise en œuvre pratique du plan de revalorisation de l’IFRSTS 2008 et 2009 qui nous avait été présenté.

Nous réaffirmerons les demandes actées lors de l’assemblée générale du 7 juillet, à savoir :

► La poursuite des négociations avec un calendrier avec l’application du coefficient 5 à tous les grades de la filière sociale : ASE, ASEP et CSE.
► La transformation des nouveaux taux moyens proposés en taux minimum garantis ;
► L’engagement à ne pas baisser les taux attribués individuellement ;

Lors de l’Assemblée Générale de vendredi 26 septembre, nous ferons le point sur la réponse de la Mairie de Paris à ces revendications et le dé-roulement de la rencontre du 16 septembre.

La Mairie de Paris doit savoir que l’unité et la détermination des travailleurs sociaux est toujours là.

La reconnaissance de nos niveaux de technicité et de nos responsabilités doit réellement se traduire sur notre fiche de paie.


ASSEMBLEE GENERALE
LE VENDREDI 26 SEPTEMBRE 2008
De 12H à 14H A la Bourse du Travail
Salle Grande Croizat
3, rue du Château d’Eau
75010 PARIS (m° République)

Cette assemblée générale est organisée dans le cadre des heures d’information syndicale, elle est autorisée par l’Administration

DISPENSAIRES DU CASVP

Quand l'informatique détériore les conditions de travail

Avant l’été, les dispensaires du CASVP (Anselme Payen, Debrousse et Tisserand) ont été dotés d’un nouveau logiciel qui intègre le parcours coordonné de soins.

Si par son interface sous la forme d’une feuille de soins, il est d’un aspect convivial, il aurait du faciliter le travail des agents, optimiser la gestion des dossiers patients, la saisie des données et l’accès aux soins pour les usagers.

A ce jour, il s’avère que la mise en place de ce logiciel crée plus de problèmes qu’il n’en résout :

► impossibilité de se connecter ;
► lenteur de la connexion et de la télé transmission ;
► temps de traitement d’un dossier pouvant dépasser l’heure ;
► rendez-vous effacés ;
► facturation aléatoire…

Ces problèmes placent les agents dans une situation très difficile puisqu’il ne peuvent travailler de manière sereine et doivent sans cesse rattraper des retards imputés à l’installation de ce seul logiciel.

A ce jour, dans les trois dispensaires, les agents sont excédés, stressés et souffrent de ces conditions de travail anormales.

La CGT a donc saisi, la Direction Générale et le S.O.I. (Service Organisation Informatique) afin qu’une solution soit trouvée au plus vite afin de pallier à tous les dysfonctionnements.

FAITES VOS COMPTES !

AUGMENTER
********LES SALAIRES
****************ET LES PRIMES ! ! !

► C’est possible !
► C’est nécessaire !
► C’est urgent !

Le pouvoir d’achat n’en finit pas d’être rogné par la flambée des prix (augmentation du gaz, du loyer, alimentation…). Situation aggravée par les diverses annonces antisociales faites par le gouvernement, (franchises médicales, déremboursement de l’optique, allocations familiales…). Les salariés du privé comme du public et les retraités ont bien raison de se mobiliser pour exiger des augmentations de salaires et de pensions.

Les profits du CAC 40 ont franchi la barre des 100 milliards d’euros et 45 % de ceux-ci ont été reversés aux actionnaires. Depuis plus de vingt ans, la part des salaires dans le revenu national n’a cessé de baisser et aujourd’hui encore, aucun effort n’est demandé aux actionnaires et seule la rémunération des PDG des grandes entreprises s’envole.

Après avoir perdu son pari sur la croissance et ponctionné 14 milliards d’euros dans les caisses pour les offrir aux plus riches, Nicolas Sarkozy et son gouvernement présentent la facture aux salariés avec un plan de rigueur et la réduction des dépenses sociales.
 
Pour la CGT, répondre aux revendications salariales, c’est relancer la croissance économique par la consommation des ménages permettant la création d’emplois stables et des rentrées financières supplémentaires pour la sécurité sociale, pour les régimes de retraites par répartition.

La mobilisation et l’action de toutes et tous sont devenues nécessaires pour s’opposer aux reculs sociaux sans précédents dont sont victimes les salariés (perte du pouvoir d’achat, remises en cause des salaires, des primes, de la RTT, des libertés fondamentales...)

Au Centre d’Action Sociale 
de la Ville de Paris,
Le compte n’y est pas, loin s’en faut !

Lors de la présentation du bilan social 2007 au CTP du 23 juin 2008, La CGT n’a pas manqué de faire constater à Me Olga TROSTIANSKY Adjointe au Maire de Paris chargée du CASVP que les primes versées par la Mairie ne suivent pas LE COÛT DE LA VIE A PARIS :

Au Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, l’augmentation dérisoire des primes en 7 ans de 1,07% des traitements versés ne tient aucunement compte de l’inflation, de la baisse du pouvoir d’achat et de l’augmentation considérable du coût de la vie évaluée à 8% minimum.

Sur ce simple constat du montant des primes versées au rabais, la CGT-CASVP ne pouvait pas honnêtement valider le bilan social 2007 présenté par la ville la plus riche et la plus chère de France...

En 2000, les primes et indemnités représentaient 25,86% des traitements versés.
En 2007, les primes et indemnités ont représenté 26,93% des traitements versés.
Nous ne manquerons pas de revenir sur ces montants moyens, car bien évidemment la très grande majorité des agents perçoit un montant de primes nettement inférieur à la moyenne.

Faites vos comptes ! Cherchez l'erreur !

Il faut savoir que si Mr DELANOE n’est pas décisionnaire sur les augmentations de salaires qui relèvent de l’Etat, rien ne lui interdit d’augmenter les primes et le nombre de bénéficiaires de la NBI, entre autres, qui relèvent de sa seule décision !!!

La CGT a donc de nouveau demandé une ouverture des négociations sur l’ensemble du régime indemnitaire au CASVP, avec comme revendication la mise en place d’un MIG (minimum de prime garanti) à 300 euros mensuels pour tous…

Si l’alignement du SMIC sur la hausse officielle des prix est toujours bon à prendre pour les salariés concernés (+ de 2 millions de salariés), cette augmentation est dérisoire face à l’ensemble des charges incompressibles des ménages. Elle ne suffira pas à maintenir le pouvoir d’achat réel de ces salariés et encore moins à l’améliorer.

Les agents du CASVP et de la Ville sont directement concernés puisque le salaire d’embauche, les 3 premiers échelons de l’échelle 3, les 2 premiers échelons de l’échelle 4, le premier échelon de l’échelle 5 sont rattrapés par le SMIC.

Si le gouvernement doit rouvrir les négociations salariales pour répondre aux revendications par des augmentations générales des salaires, le Maire de Paris doit de son côté donner l’exemple et tout mettre en œuvre pour une revalorisation conséquente des primes et indemnité avec la mise en place d’un MIG (minimum indemnitaire garanti) à 300 euros mensuels pour tous…

C’est pourquoi la CGT en fait une de ses principales revendications.

GARDIENNES DE RESIDENCE

LA CGT GAGNE UN ABATTEMENT DE 30% (INSUFFISANT!)
SUR LES AVANTAGES LOGEMENT DES GARDIENNES

Une délégation CGT des gardiennes de résidence était reçue à Diderot le 18 02 2008 par la Chef du Service des Ressources Humaines, Mme Christine LACONDE et par l’Adjoint de la Sous Direction des Services aux Parisiens Retraités, Mr Frédéric LABURTHE-TOLRA.

L'augmentation constante et très importante des avantages logement imposables qui sont passés de 81 euros mensuels en 2004 à 180 euros en 2007, son aberration dans un contexte de perte de pouvoir d'achat manifeste, sa correction par un abattement significatif et sa compensation par une augmentation des primes des gardiennes était une des revendications développée lors de cette audience (courrier de la CGT à ce sujet en date du 28 janvier 2008) :

La CGT demandait que tous les paramètres de calcul soient communiqués.

La réponse apportée à l’audience que «c’est l’arrêté du 10 12 2002 qui s’applique» était un peu courte, insuffisante et confuse.
En tout état de cause, pour 2007, les gardiennes ont du déclarer 1200 euros de plus qu’en 2004 du seul fait de l’augmentation de l’avantage logement imposable et ce sans aucune compensation financière.

LA CGT REVENDIQUAIT DONC POUR COMPENSATION, UN ABATTEMENT CONSEQUENT ET UNE AUGMENTATION DES PRIMES VERSÉES AUX GARDIENNES (IAT2).

Après plusieurs relances de la direction du CASVP, celle-ci nous fait savoir le 7 juillet 2008 qu'un abattement de 30% sur les avantages logement imposable sera dorénavant appliqué.
Les gardiennes ont pu constater une régularisation pour l'année 2007 des avantages en nature sur la paie de juillet 2008. Pour l'année 2008, une régularisation supplémentaire aura lieu avant la fin de l'année.

La CGT partiellement entendue demande un effort SIGNIFICATIF en fin d'année sur la prime versée en décembre 2008 (IAT2) AFIN DE COMPENSER LA PERTE DE POUVOIR D'ACHAT LIÉE À L'AUGMENTATION DES AVANTAGES LOGEMENT IMPOSABLES.

UNE REVENDICATION LEGITIME QUI A PU ABOUTIR PARCE QU'A LA CGT, LES MILITANTS SONT AU PLUS PRES DU TERRAIN ET SURTOUT PARCE QUE LES GARDIENNES SYNDIQUEES A LA CGT PRENNENT ELLES MEMES LEURS AFFAIRES EN MAIN.

Notre conviction est que les victoires ne se gagneront que par les luttes. C’est cela notre orientation syndicale.

AIDES À DOMICILE

L’ADMINISTRATION SE MOQUE DE NOUS !

La CGT a toujours engagé un rapport de force pour défendre les intérêts de la catégorie professionnelle la plus méprisée au CASVP.

Actuellement elle continue le combat pour la réactualisation du guide des aides à domicile.

Ce guide doit être édité pour que les dérives de certains responsables du secteur d’aide à domicile cessent, comme par exemple le non respect des modules, du statut ou des fonctions...

Malgré plusieurs relances l’administration remet toujours au lendemain l'édition de ce guide:

► Devons-nous penser que ce retard n’est simplement qu’un mépris de notre administration ?

► Devons-nous penser que le métier que nous faisons est dénué de tout bon sens ?

► Devons-nous penser que nous n’existons pas au niveau de la Direction Générale ?

► Devons-nous penser que la réglementation s’applique à tous les agents sauf aux aides à domicile ?

Aides à domicile, soyons fières de notre métier car nous amenons un rayon de soleil à des personnes âgées souvent seules et sans famille. Elles attendent patiemment notre passage pour égayer leur journée. 

Nous faisons un travail pénible et notre mission est d’apporter aux personnes âgées en perte d’autonomie ou handicapées un soutien matériel, moral et social contribuant à leur maintien à domicile. Notre rôle est bien défini, notre action aussi. 

Nous disons haut et fort que l’administration se trompe énormément si elle pense que la CGT acceptera que le guide reste dormir dans un tiroir.

Notre organisation syndicale ne va pas s’incliner devant cette inertie. Les aides à domicile doivent être traitées comme l’ensemble du personnel du CASVP. 

Le guide doit être réactualisé le plus rapidement possible pour permettre la reconnaissance et le respect des droits des aides à domicile.

En attente, la CGT vient d’éditer
LE guide CGT des aides à domicile du CASVP. 
N’hésitez pas à le réclamer auprès de la CGT-CASVP !

La CGT continue la lutte et cette victoire viendra s’ajouter aux autres : 

► 2001 : application de l’accord 35 heures comme pour les autres agents avec une possibilité supplémentaire d’effectuer la journée continue incluant une pose de 30 mn comprise dans le temps de travail

►  2003 : des casiers personnels dans toutes les sections

►  2003  : le maintien de la dotation vestimentaire sous la forme actuelle 

►  2004 :  récupération d’une demi-journée pour deux jours de garde 

►  2005  : la nouvelle appellation aide à domicile 

► 2005 : mise en place de la VAE pour l’obtention du diplôme d’auxiliaire de vie et d’aide soignant

►  2007 : la création du corps d’agent social et le déroulement de carrière de l’échelle 3 à l’échelle 6, sans conditions de diplôme

► 2008 : avancement en 2 tranches, au grade d'agent social de 1ère classe des ex agents hospitaliers de classe supérieure (au même échelon et conservation de l’ancienneté dans cet échelon) : 
- 1ère tranche au 1 01 2008 (agents hospitaliers de classe supérieure qui avaient été nommés suite à la réussite à l’examen professionnel). 207 agents ont été concernés.
- 2ème tranche au 1 01 2009 (agents hospitaliers de classe supérieure qui avaient été nommés au choix). 130 agents seront concernés.

Soutenez notre action 
et gagnons de nouvelles avancées salariales

► Un MINIMUM INDEMNITAIRE GARANTI (IAT1) de 300 EUROS MENSUELS POUR TOUS LES AGENTS SOCIAUX ;

► L’attribution de l’indemnité communale à tous les agents sociaux comme pour les adjoints administratifs ;

► Un même régime indemnitaire, quelque soit l’affectation de l’agent ;

► Une augmentation des primes et indemnités ;

► Une consolidation de nos acquis ;

► Une reconnaissance des qualifications et des métiers ;

► Un reclassement dans les meilleurs délais de tous les agents sociaux en échelle 4 ;

► Un déroulement de carrière linéaire (sans quotas d’avancement au grade supérieur) .

► Gagner de nouveaux droits, parce que les résultats obtenus aujourd’hui sont insuffisants.