Compte-rendu de l’Assemblée Générale des Travailleurs Sociaux CGT-CASVP du 11 septembre 2008.

LE PROPOS S’ENGAGE AUTOUR DES POINTS SUIVANTS

- Les moyens de lutte

- Les primes et salaires, leurs débouchés sur un nécessaire mouvement national

- Les problèmes du travail social sur d’autres départements notamment en ce qui concerne l’application de la loi Sarkozy

- La grille indiciaire, le développement de carrière dans la fonction publique hospitalière qui n’est pas transposé dans la FPT

- Les nouvelles qualifications : groupe, actions collectives, revalorisation de la filière

- La profession peut souvent apparaître comme très engagée dans la défense des autres et trop rarement pour la défense d’elle-même

- La différence de traitement entre la DASES et le CASVP, le remboursement du titre de transport

INTERVENTIONS DANS LA SALLE

On est obligé désormais de remplir des fiches au bout de 22 trajets.
On demande à être reconnu comme personnel itinérant. On nous pousse de plus en plus à nous rendre au domicile et en même temps, on perd des droits sur le déplacement.

Il y a une volonté de la mairie de diviser les deux administrations. D’un coté la DASES de l’autre le CASVP, au motif par exemple que les PSA n’ont pas le même statut. Or notre patron unique, c’est Delanoë.

On essaie de cloisonner les CSE et les TS de terrain. On fait pression sur certains encadrants, pression qui vient de certains directeurs de sections.
Il nous faut voir si on est au clair sur ces manœuvres.

On aimerait savoir où on en est au sujet de la prime communale, on a l’impression que ce n’est pas fermement sollicité.
Règlementairement, ça poserait des problèmes, on a le sentiment que sur le plan financier ce serait une sensible amélioration de notre salaire.

L’IFRTS est pour nous la revendication la plus importante. Même si elle est difficile à saisir.
Que demande-t-on ? Pour l’instant, rien n’est garanti.

Le système des primes je le trouve obscure, j’ai l’impression que mes primes n’augmentent jamais.

C’est vraiment incompréhensible, on se demande s’il y a une volonté pour qu’on s’y perde.
Je vois des collègues qui sont SA et qui ont des primes plus importantes ; et je n’ai rien vu en terme d’améliorations concrètes.

Sur la carte orange, la ville devrait nous aligner sur la DASES.

Au dernier concours, tous les postes n’ont pas été pourvus. On est quelques uns à regarder les annonces pour être mieux ailleurs.

Sur le 11e, il y a deux congés maternité non remplacés. On n’a pas prévu assez de recrutement.

La revendication du MIG est très importante. Les AS qui arrivent, on leur donne le taux minimum, la ville ne veut pas lâcher car c’est quelque chose qui ferait jurisprudence pour tous les autres corps.
Le MIG correspond actuellement à 13 heures supplémentaires, soit 150 euros ; et ce n’est pas à la tête du client, il faut l'augmenter.
En 20 ans, la prime des AS a baissé. Sur le taux moyen, la mairie s’est fait du pognon sur les jeunes.

Sur le 93, on donne les primes sans critères de mérite pour garder le personnel et on souhaite qu’il y ait une égalité de traitement entre les agents.

Car récompenser les agents, ça se fait sur quels critères ?
Le plus de contrats, de formation, d’actions collectives. Depuis deux ans on est sous pression pour la formation et les actions collectives, l’accueil des stagiaires ou les contrats.
Dans certaines sections, on a une grille d’évaluation de 10 pages pour notre entretien annuel.
En ce qui concerne l’IFRTS, on peut avoir zéro…

Ils sont prêts à dire n’importe quoi.
Par exemple, on nous pousse faire des formations, ça entre dans l’évaluation pour les primes et lorsqu’on est nombreux dans un service, on a plus de mal à avoir des formations.

On attend toujours une justification de la mairie pour savoir pourquoi les TS ne pourraient pas obtenir la prime communale. Normalement, la délibération est ouverte.
Actuellement, il n’y a que les administratifs qui touchent, s’ils ouvrent ce dossier, tous les autres vont réclamer. Ils ne sont pas obligés de verser, contrairement à la NBI, là ils sont obligés de verser.

Au niveau du pouvoir d’achat, la différence est significative.
Ils nous ont reçu en disant « non, ce n’est pas possible », on leur a demandé de justifier mais c’est resté sans réponse, ils essaient de gagner du temps.

Concernant les AG entre 12 et 14 heures, c’est toujours difficile, il y a beaucoup à discuter.

Il y a des questions stratégiques. Il faut faire pression sur l’administration, bloquer les contrats RMI, faire des choses qui leur fassent peur.

Concernant la grève des taches, on est fonctionnaire, donc on est en grève ou on ne l’est pas mais c’est une question de rapport de force. Ce qui les a beaucoup embêtés dans ce mouvement, c’est que les CSE se soient mobilisées ; elles n’ont rien obtenu et le mouvement n’a pas désempli. Ils comptaient que sur la durée, ça s’épuise et on a dit « on n’arrête pas ! ». Il n’y a vraiment que dans le rapport de force qu’on peut obtenir quelque chose.

Il y a d’autres corps de métiers qui ont obtenu des choses. Il faut qu’on revienne en force sur la prime communale, on a obtenu des miettes.

La CGT défend un seul critère d’avancement : l’ancienneté, c’est la seule chose à défendre contre les abus, le système à la tête du client.

La revendication c’est toujours le coefficient à 5 !

SUR LE COMMUNIQUE DE LA MAIRIE

Lecture est faite du communiqué en question.

Il y a une volonté de tuer le mouvement, ils ont peur.

Ce communiqué est vraiment incroyable, ils se moquent de nous. C’est de la stratégie et du mensonge, je ne croyais pas que ça pouvait aller aussi loin.

II faut qu’on donne une réponse écrite ou une pétition ou les deux. On compte sur le syndicat pour ça.

Le syndicat est là pour pousser. Face à la direction, le syndicat est là. Comment devons-nous porter nos revendications ?

SUR LA QUESTION DE LA STRATÉGIE

Le syndicat CGT CASVP n’a pas voulu rester sans voix après le communiqué menteur de la mairie (daté du 9 juillet). Un journal et un badge ont été massivement distribués afin de préparer la lutte de la rentrée.

En page 1 de ce journal est faite la proposition de la mise en place d’un comité de coordination de la lutte. Il est bon de préciser de quoi il s’agit.

Çà existe actuellement pour la luttes des lycées en Ile de France. Afin de lever toue ambigüité, il faut dire que ça ne s’oppose en rien à l’action des syndicats, bien au contraire, ça la renforce. Les équipes syndicales, les permanents sont là pour assurer la continuité des revendications, transmettre une pratique, former etc.

En situation de lutte, c’est les salariés en lutte qui doivent s’engager sérieusement et prendre la direction de la lutte. On a vu à la dernière AG une sorte de dialogue entre l’AG et une équipe militante intersyndicale. La lutte doit être dirigée par ceux qui la font vivre, il ne peut y avoir de désir, de lutte par procuration. En tout cas, le syndicalisme que nous défendons, c’est la construction d’un rapport de force qui engage nécessairement les intéressés, on ne peut pas se substituer à eux.

Le comité par exemple aurait pour fonction de faire vivre l’esprit du mouvement, discuter, innover, diffuser des infos, créer des relais locaux.

Quand on a circulé dans les services, on a constaté que certains TS étaient isolés voir même des services entiers se sentaient isolés face aux comportements très autoritaires de certains élus d’arrondissement. C’est là que le comité pourrait voir immédiatement comment des salariés en lutte plus forts dans des services et plus organisés pourraient débarquer pour imposer un rapport de force favorable. L’action collective du syndicalisme, c’est la solidarité dans la lutte.

SUR LA QUESTION DES REVENDICATIONS NATIONALES

Aujourd’hui, on est tous ASE, on demande la catégorie A pour tout le monde !

Il faut parler des grandes réformes de notre profession, on devient de plus en plus les guichetiers de la mairie de Paris.

On ne sait pas valoriser notre profession et nous avons une responsabilité par rapport aux jeunes que l’on reçoit.

Il est important qu’on apprenne à mettre en valeur ce qu’on fait au quotidien.

On doit se demander si on n’est pas utilisé comme régulateurs sociaux. Comment on se situe par rapport au logement par exemple, comment on aide les gens à être autonomes, par rapport aux groupes comme le DAL, ceux qui font office de méchants etc…mais nous aussi on peut être considérés comme les méchants.

Comment on peut réfléchir à ça et qu’est ce qui peut nous aider à ça ? On n’est pas que des exécutants et il faut arrêter de croire qu’on est des responsables.

Nous avons notre rôle à jouer dans l’évaluation des personnes. Il faut nous demander ce qu’on nous fait jouer et ce que nous font porter les politiques. Par exemple, en cas d’incendie d’hôtel, qu’est qu’on porte en tant qu’équipe ?

PROPOSITION

Il est possible d’envisager un dispositif de réflexion et de formation pour la profession, ceci pourrait se mettre en place dans le cadre syndical. Le syndicat peut donner du temps, des moyens et des ressources pour aider à construire un appareil dans lequel des TS volontaires pourraient s’inscrire pour construire un discours personnel sur la profession, ses difficultés, ses enjeux ou de la formation organisée par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Les 12 jours d’éducation ouvrière sont très peu utilisés par les TS.

Le 26 sept. prochain, on discute de l’IFRTS au coefficient 5, ensuite on parle de lutte, à nous de savoir si on continue la lutte ou pas.

Il faut envisager le paiement des journées de grève, est-ce possible ?

En tout cas, c’est parfaitement légitime. Dès lors que la mairie reconnaît le mouvement et dit donner satisfaction comme elle le prétend, elle légitimise l’action qui a conduit à cela ; Il est donc normal que les salariés qui ont fait les frais d’une grève pour quelque chose que la mairie reconnaît soient remboursés.
D’autant plus que les miettes accordées couvrent à peine les jours de grèves effectués.

POINTS A PORTER A LA DISCUSSION POUR L'AG INTERSYNDICALE DU 26 09 08

1. IFRTS au coefficient 5

2. La NBI pour les TS

3. Discussion et réponse au communiqué de la Mairie

4. Augmentation du taux d’avancement

5. Révision des critères d’avancement

6. Mise en place d’un comité de coordination de la lutte

7. Revendication nationale

8. Réflexion sur la profession et mise en place d’un groupe de travail

9. Paiement des journées de grèves

10. Temps minimum dans les échelons

11. Reconnaissance de la qualité de personnel itinérant pour le remboursement total et automatique de la carte orange

TRAVAILLEURS SOCIAUX AG LE 26/09/2008

Où en sommes-nous ?
Venez en débattre le 26 septembre de 12h à 14h
A la Bourse du Travail

La mobilisation du 16 juin dernier avait contraint l’exécutif municipal à, enfin, nous écouter !!

L’intersyndicale CGT-FO-UNSA avait demandé, une fois de plus, de vraies propositions et l’ouverture de véritables négociations dans les plus brefs délais.
Le 3 juillet, après 6 mois de conflit, la municipalité parisienne a décidé de revaloriser les régimes indemnitaires des travailleurs sociaux.
Mais, si ces propositions montrent une réelle avancée due à notre mobilisation, elles restent faibles et sont loin de satisfaire nos demandes.

Nous l’avons rapidement fait savoir à Monsieur Delanoë mais, à ce jour, aucune réponse ne nous a été faite (!).

Néanmoins, comme il nous l’avait été proposé lors de la rencontre du 3 juillet, les représentants de la DASES ont proposé de rencontrer les organisations syndicales le 16 septembre, afin d’examiner ensemble la mise en œuvre pratique du plan de revalorisation de l’IFRSTS 2008 et 2009 qui nous avait été présenté.

Nous réaffirmerons les demandes actées lors de l’assemblée générale du 7 juillet, à savoir :

► La poursuite des négociations avec un calendrier avec l’application du coefficient 5 à tous les grades de la filière sociale : ASE, ASEP et CSE.
► La transformation des nouveaux taux moyens proposés en taux minimum garantis ;
► L’engagement à ne pas baisser les taux attribués individuellement ;

Lors de l’Assemblée Générale de vendredi 26 septembre, nous ferons le point sur la réponse de la Mairie de Paris à ces revendications et le dé-roulement de la rencontre du 16 septembre.

La Mairie de Paris doit savoir que l’unité et la détermination des travailleurs sociaux est toujours là.

La reconnaissance de nos niveaux de technicité et de nos responsabilités doit réellement se traduire sur notre fiche de paie.


ASSEMBLEE GENERALE
LE VENDREDI 26 SEPTEMBRE 2008
De 12H à 14H A la Bourse du Travail
Salle Grande Croizat
3, rue du Château d’Eau
75010 PARIS (m° République)

Cette assemblée générale est organisée dans le cadre des heures d’information syndicale, elle est autorisée par l’Administration

DISPENSAIRES DU CASVP

Quand l'informatique détériore les conditions de travail

Avant l’été, les dispensaires du CASVP (Anselme Payen, Debrousse et Tisserand) ont été dotés d’un nouveau logiciel qui intègre le parcours coordonné de soins.

Si par son interface sous la forme d’une feuille de soins, il est d’un aspect convivial, il aurait du faciliter le travail des agents, optimiser la gestion des dossiers patients, la saisie des données et l’accès aux soins pour les usagers.

A ce jour, il s’avère que la mise en place de ce logiciel crée plus de problèmes qu’il n’en résout :

► impossibilité de se connecter ;
► lenteur de la connexion et de la télé transmission ;
► temps de traitement d’un dossier pouvant dépasser l’heure ;
► rendez-vous effacés ;
► facturation aléatoire…

Ces problèmes placent les agents dans une situation très difficile puisqu’il ne peuvent travailler de manière sereine et doivent sans cesse rattraper des retards imputés à l’installation de ce seul logiciel.

A ce jour, dans les trois dispensaires, les agents sont excédés, stressés et souffrent de ces conditions de travail anormales.

La CGT a donc saisi, la Direction Générale et le S.O.I. (Service Organisation Informatique) afin qu’une solution soit trouvée au plus vite afin de pallier à tous les dysfonctionnements.

FAITES VOS COMPTES !

AUGMENTER
********LES SALAIRES
****************ET LES PRIMES ! ! !

► C’est possible !
► C’est nécessaire !
► C’est urgent !

Le pouvoir d’achat n’en finit pas d’être rogné par la flambée des prix (augmentation du gaz, du loyer, alimentation…). Situation aggravée par les diverses annonces antisociales faites par le gouvernement, (franchises médicales, déremboursement de l’optique, allocations familiales…). Les salariés du privé comme du public et les retraités ont bien raison de se mobiliser pour exiger des augmentations de salaires et de pensions.

Les profits du CAC 40 ont franchi la barre des 100 milliards d’euros et 45 % de ceux-ci ont été reversés aux actionnaires. Depuis plus de vingt ans, la part des salaires dans le revenu national n’a cessé de baisser et aujourd’hui encore, aucun effort n’est demandé aux actionnaires et seule la rémunération des PDG des grandes entreprises s’envole.

Après avoir perdu son pari sur la croissance et ponctionné 14 milliards d’euros dans les caisses pour les offrir aux plus riches, Nicolas Sarkozy et son gouvernement présentent la facture aux salariés avec un plan de rigueur et la réduction des dépenses sociales.
 
Pour la CGT, répondre aux revendications salariales, c’est relancer la croissance économique par la consommation des ménages permettant la création d’emplois stables et des rentrées financières supplémentaires pour la sécurité sociale, pour les régimes de retraites par répartition.

La mobilisation et l’action de toutes et tous sont devenues nécessaires pour s’opposer aux reculs sociaux sans précédents dont sont victimes les salariés (perte du pouvoir d’achat, remises en cause des salaires, des primes, de la RTT, des libertés fondamentales...)

Au Centre d’Action Sociale 
de la Ville de Paris,
Le compte n’y est pas, loin s’en faut !

Lors de la présentation du bilan social 2007 au CTP du 23 juin 2008, La CGT n’a pas manqué de faire constater à Me Olga TROSTIANSKY Adjointe au Maire de Paris chargée du CASVP que les primes versées par la Mairie ne suivent pas LE COÛT DE LA VIE A PARIS :

Au Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, l’augmentation dérisoire des primes en 7 ans de 1,07% des traitements versés ne tient aucunement compte de l’inflation, de la baisse du pouvoir d’achat et de l’augmentation considérable du coût de la vie évaluée à 8% minimum.

Sur ce simple constat du montant des primes versées au rabais, la CGT-CASVP ne pouvait pas honnêtement valider le bilan social 2007 présenté par la ville la plus riche et la plus chère de France...

En 2000, les primes et indemnités représentaient 25,86% des traitements versés.
En 2007, les primes et indemnités ont représenté 26,93% des traitements versés.
Nous ne manquerons pas de revenir sur ces montants moyens, car bien évidemment la très grande majorité des agents perçoit un montant de primes nettement inférieur à la moyenne.

Faites vos comptes ! Cherchez l'erreur !

Il faut savoir que si Mr DELANOE n’est pas décisionnaire sur les augmentations de salaires qui relèvent de l’Etat, rien ne lui interdit d’augmenter les primes et le nombre de bénéficiaires de la NBI, entre autres, qui relèvent de sa seule décision !!!

La CGT a donc de nouveau demandé une ouverture des négociations sur l’ensemble du régime indemnitaire au CASVP, avec comme revendication la mise en place d’un MIG (minimum de prime garanti) à 300 euros mensuels pour tous…

Si l’alignement du SMIC sur la hausse officielle des prix est toujours bon à prendre pour les salariés concernés (+ de 2 millions de salariés), cette augmentation est dérisoire face à l’ensemble des charges incompressibles des ménages. Elle ne suffira pas à maintenir le pouvoir d’achat réel de ces salariés et encore moins à l’améliorer.

Les agents du CASVP et de la Ville sont directement concernés puisque le salaire d’embauche, les 3 premiers échelons de l’échelle 3, les 2 premiers échelons de l’échelle 4, le premier échelon de l’échelle 5 sont rattrapés par le SMIC.

Si le gouvernement doit rouvrir les négociations salariales pour répondre aux revendications par des augmentations générales des salaires, le Maire de Paris doit de son côté donner l’exemple et tout mettre en œuvre pour une revalorisation conséquente des primes et indemnité avec la mise en place d’un MIG (minimum indemnitaire garanti) à 300 euros mensuels pour tous…

C’est pourquoi la CGT en fait une de ses principales revendications.

GARDIENNES DE RESIDENCE

LA CGT GAGNE UN ABATTEMENT DE 30% (INSUFFISANT!)
SUR LES AVANTAGES LOGEMENT DES GARDIENNES

Une délégation CGT des gardiennes de résidence était reçue à Diderot le 18 02 2008 par la Chef du Service des Ressources Humaines, Mme Christine LACONDE et par l’Adjoint de la Sous Direction des Services aux Parisiens Retraités, Mr Frédéric LABURTHE-TOLRA.

L'augmentation constante et très importante des avantages logement imposables qui sont passés de 81 euros mensuels en 2004 à 180 euros en 2007, son aberration dans un contexte de perte de pouvoir d'achat manifeste, sa correction par un abattement significatif et sa compensation par une augmentation des primes des gardiennes était une des revendications développée lors de cette audience (courrier de la CGT à ce sujet en date du 28 janvier 2008) :

La CGT demandait que tous les paramètres de calcul soient communiqués.

La réponse apportée à l’audience que «c’est l’arrêté du 10 12 2002 qui s’applique» était un peu courte, insuffisante et confuse.
En tout état de cause, pour 2007, les gardiennes ont du déclarer 1200 euros de plus qu’en 2004 du seul fait de l’augmentation de l’avantage logement imposable et ce sans aucune compensation financière.

LA CGT REVENDIQUAIT DONC POUR COMPENSATION, UN ABATTEMENT CONSEQUENT ET UNE AUGMENTATION DES PRIMES VERSÉES AUX GARDIENNES (IAT2).

Après plusieurs relances de la direction du CASVP, celle-ci nous fait savoir le 7 juillet 2008 qu'un abattement de 30% sur les avantages logement imposable sera dorénavant appliqué.
Les gardiennes ont pu constater une régularisation pour l'année 2007 des avantages en nature sur la paie de juillet 2008. Pour l'année 2008, une régularisation supplémentaire aura lieu avant la fin de l'année.

La CGT partiellement entendue demande un effort SIGNIFICATIF en fin d'année sur la prime versée en décembre 2008 (IAT2) AFIN DE COMPENSER LA PERTE DE POUVOIR D'ACHAT LIÉE À L'AUGMENTATION DES AVANTAGES LOGEMENT IMPOSABLES.

UNE REVENDICATION LEGITIME QUI A PU ABOUTIR PARCE QU'A LA CGT, LES MILITANTS SONT AU PLUS PRES DU TERRAIN ET SURTOUT PARCE QUE LES GARDIENNES SYNDIQUEES A LA CGT PRENNENT ELLES MEMES LEURS AFFAIRES EN MAIN.

Notre conviction est que les victoires ne se gagneront que par les luttes. C’est cela notre orientation syndicale.