● Le congé de maternité - paternité - adoption

Les agents titulaires et non-titulaires des trois fonctions publiques ont le droit à des congés de maternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale.

L'agent doit faire une demande écrite de mise en congé de maternité avant la fin du 4ème mois auprès de son service du personnel dans laquelle il s'engage à ne pas exercer un emploi rémunéré pendant cette période.
La déclaration doit préciser la date présumée de l'accouchement ou du début de grossesse.
  • L'agent féminin a droit sur sa demande de suspendre son activité pendant une période qui débute 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 10 semaines au plus tard après l'accouchement effectif.
    Total 16 semaines.
  • A compter du 3ème enfant, le congé prénatal est de 8 semaines et le congé postnatal de 18 semaines, ou au choix congé prénatal entre 8 et 10 semaines, congé postnatal entre 18 et 16 semaines.
    Total 26 semaines.
Naissances multiples
  • jumeaux, le congé prénatal est de 12 semaines et le congé postnatal de 22 semaines, ou au choix congé prénatal entre 12 et 16 semaines, congé postnatal entre 22 et 18 semaines.
    Total 34 semaines.
  • plus de 2 enfants, le congé prénatal est de 24 semaines et le congé postnatal de 22 semaines.
    Total 46 semaines.
Etat pathologique

Congé supplémentaire de 2 semaines maximum (prénatal), porté à 3 semaines à compter du 1er mars 2026 (voir la communication CGT CASVP).

Ce congé peut être pris à tout moment de la grossesse + 4 semaines maximum (postnatal). 

Il est possible de reporter, sous réserve de remplir certaines conditions notamment médicales, une partie de la période prénatale de congé sur la période postnatale. Toutefois, la période prénatale doit toujours débuter au minimum deux semaines avant la date présumée de l’accouchement.

Le report ne peut intervenir que si l'intéressée a effectivement travaillé avant le début des 6 semaines de congé parental.

Cas particuliers

Accouchement prématuré

Après le début du repos prénatal, la totalité du congé de maternité est dû, même en cas de décès de l'enfant.
Absence d’incidences sur la durée totale du congé
Si l’accouchement a lieu avant la date prévue, la durée totale du congé n’est cependant pas réduite.
La durée non prise du congé prénatal allonge d’autant la durée du congé postnatal.
La durée totale du congé demeure ainsi inchangée.

Cas particulier de l’accouchement plus de six semaines avant la date prévue et hospitalisation de l’enfant :

Quand l'accouchement intervient plus de six semaines avant la date initialement prévue (c’est-à-dire, pour une grossesse simple, avant le début du congé prénatal) et exige l'hospitalisation de l'enfant, la période de congé de maternité est augmentée du nombre de jours compris entre la date effective de l'accouchement et la date de début du congé prénatal initialement prévue.

La mère bénéficie donc du report, après l’accouchement, du congé prénatal augmenté de la période supplémentaire.

Seule l’admission du nouveau-né dans un établissement disposant d’une structure de néonatologie ou de réanimation prénatale, pour y subir des soins spécifiques, nécessités par sa naissance intervenue plus de six semaines avant la date prévue, ouvre droit au bénéfice de la période de congé supplémentaire. La fonctionnaire doit fournir un bulletin d’hospitalisation établi au titre de l’enfant. 
Circulaire ministérielle du 9 juin 2006
    
Accouchement retardé

La période se situant entre la date présumée de l'accouchement et la date effective est considérée comme congé de maternité et vient s'ajouter à celui-ci.

CONSEQUENCES DU CONGE DE MATERNITÉ
  • Le congé de maternité est un congé de droit, rémunéré à plein traitement.
  • Le jour de carence ne s'applique pas dans le cas où l'agente enceinte est en congé de maladie lorsque celui-ci intervient entre la date de la déclaration de grossesse et le début du congé de maternité (article 84 de la loi du 6/08/2019).
  • Les agents qui étaient à temps partiel sont rétablis à plein traitement à la date du début du congé.
  • Le congé de maternité n'est pas pris en compte pour le calcul des congés de maladie.
  • A l'issue de son congé de maternité, l'agent est réintégré sur son poste.
  • Pour les stagiaires, la date d'effet de la titularisation n'est pas affectée par la durée du congé de maternité.
  • L'agent non titulaire doit présenter sa demande de réemploi un mois au moins avant l'expiration du congé.
  • Le congé de maternité est considéré comme une période d'activité, il est pris en compte pour l'avancement et la retraite.
LES 7 EXAMENS OBLIGATOIRES DE SUIVI MÉDICAL de la grossesse peuvent être pris sur le temps de travail sans incidence sur le salaire (article L122-25-3 du code du travail) - (article L154 du Code la santé Publique) (article 2 du décret n° 92-143 du 14 février 1992)
Ces autorisations sont de droits. la durée d'absence peut aller jusqu'à une demi-journée si les examens ne peuvent avoir lieu en dehors des heures de service.

Aménagement de l'horaire de travail

A partir du 3ème mois, l'agent peut bénéficier de facilités pour ses horaires, dans la limite d'une heure par jour. Demande à formuler auprès du chef de service (justificatif médical).

Séances préparatoires à l'accouchement sans douleur

Après avis du médecin de prévention.
Les congés de maternité, paternité et d'adoption en 10 questions
(Gazette des communes)

En cas de naissance ou d'adoption, les parents ont droit, en tant qu'agent territorial, à des congés pour profiter au mieux de cet événement familial.

Qu'est-ce que le congé de maternité ?

En cas de grossesse dûment constatée, les femmes fonctionnaires en position d'activité ont droit à un congé de maternité avec traitement. Sa durée est égale à celle prévue par le régime général de la Sécurité sociale (lire la question 4). Le congé de maternité n'étant pas un congé de maladie, il ne doit pas être décompté à ce titre.

Comment définir le congé de paternité ?

Le décret n° 2021-574 du 10 mai 2021 relatif à l'allongement et à l'obligation de prise d'une partie du congé de paternité et d'accueil de l'enfant a modifié les droits de l'agent à compter du 1/07/2021.
Durée 25 jours calendaires (32 en cas de naissances multiples).

Qu'est-ce que le congé d'adoption ?

Comme les précédents, le congé d'adoption est ouvert aux fonctionnaires en position d'activité. Le père comme la mère peuvent demander à en bénéficier. Lorsque les deux conjoints travaillent, soit l'un des deux renonce à son droit, soit le congé est réparti entre eux. Dans ce cas, sa durée est augmentée et fractionnée selon les modalités prévues par la législation sur la Sécurité­ sociale.

Quelle est la durée de ces congés ?

Leur durée correspond à celle prévue par la législation sur la Sécurité sociale.
En ce qui concerne la durée du congé de maternité, les dispositions du Code de la sécurité sociale prévoient qu'elle varie selon le nombre d'enfants composant la famille et le nombre d'enfants attendus. En cas de grossesse simple, lorsque le foyer compte moins de deux enfants, la durée du congé de maternité est de seize semaines­ au total (six semaines avant la naissance et dix semaines après), au-delà de deux enfants, elle est de vingt-six semaines. En cas de grossesse gémellaire, la durée totale du congé de maternité est portée à trente-quatre semaines, et à quarante-six semaines en cas de grossesse trigémellaire (et au-delà). En cas de naissance prématurée (plus de six semaines avant la date initialement prévue) et d'hospitalisation postnatale de l'enfant, la durée du congé de maternité est également augmentée du nombre de jours courant entre la date effective de l'accouchement et celle initialement prévue. On peut noter que des reports sont possibles, dans certaines limites­ (lire la question 5).
La durée du congé de paternité est de 25 jours calendaires. Elle est portée à 32 jours en cas de naissances multiples.
Le congé d'adoption est de 16 semaines au plus à compter de l'arrivée de l'enfant au foyer ou dans les sept jours qui précèdent la date prévue de cette arrivée. Si l'adoption porte à au moins trois le nombre d'enfants à charge de la famille, la durée du congé est portée à dix-huit semaines. Plus particulièrement, lorsque le congé d'adoption est réparti entre les deux conjoints, sa durée est augmentée de onze jours (ou de dix-huit jours en cas d'adoptions multiples). Elle ne peut être fractionnée en plus de deux parties, dont la plus courte est au moins égale à onze jours.

Comment le congé de maternité peut-il être aménagé ?

A l'occasion de la naissance de son premier ou de son deuxième enfant, l'agent concerné peut décider de reporter­ une partie de la période prénatale du congé de maternité sur la période postnatale. Ce report est subordonné à plusieurs conditions :
- le médecin de prévention doit faire part de son avis ;
- l'intéressée doit exercer effectivement ses fonctions avant le début des six semaines précédant la date présumée de l'accouchement ;
- un certificat médical fourni au 6e mois de grossesse doit attester que le report ne paraît pas contre-indiqué compte tenu des conditions de travail, de transport ou du déroulement de la grossesse. Ce document doit préciser le nombre de jours reportés.
Le report est limité : la période prénatale du congé de maternité doit toujours débuter au moins deux semaines avant la date présumée de l'accouchement.
Comment les non-titulaires peuvent-ils bénéficier de ces congés ?
Selon le décret du 15 février 1988 modifié, l'agent non titulaire en activité a droit, après six mois de services, à un congé de maternité, de paternité ou d'adoption, avec plein traitement, d'une durée égale à celle prévue par la législation sur la Sécurité sociale (lire la question 4). S'il a moins de six mois de services, il a également droit à ces congés, mais non rémunérés. Lorsque l'agent bénéficie­ d'un contrat Pacte (*), ce dernier peut être prolongé dans la limite de la durée des congés de maternité, paternité­ ou d'adoption dont il a bénéficié.
Le fonctionnaire territorial stagiaire a, lui aussi, droit à ces congés, qui seront rémunérés. Les périodes de congés ainsi accordées, en plus du congé annuel, ne peuvent être prises en compte comme périodes de stage que pour un dixième de la durée globale. Toutefois, tout le temps passé par le stagiaire en congé avec traitement est comptabilisé, lors de sa titularisation, dans le calcul des services pour l'avancement et les droits à la retraite. Lorsque le stage a été interrompu durant plus d'un an, du fait de congés successifs autres que le congé annuel, l'intéressé peut être invité à accomplir à nouveau l'intégralité de son stage. Enfin, la titularisation du stagiaire qui a bénéficié d'un congé de maternité (de paternité ou d'adoption) prend effet à la fin de la durée statutaire du stage, compte non tenu de la prolongation imputable à ce congé.

Quelle est la situation des agents pendant ces congés ?

Les congés de maternité, de paternité et d'adoption sont assimilés à une période d'activité pour les droits à pension et sont pris en compte pour l'avancement. Par ailleurs, l'agent travaillant à temps partiel bénéficie, durant cette période, des mêmes droits qu'un agent à temps plein. Enfin, il va de soi que le bénéfice de ces congés ne peut avoir d'influence sur la notation et l'appréciation­ générale des agents.
L'agent peut-il être licencié pendant ces congés ?
Le décret du 15 février 1988 modifié interdit tout licenciement­ d'un agent se trouvant en état de grossesse médicalement constatée ou en congé de maternité, de paternité ou d'adoption, ainsi que pendant une période de quatre semaines suivant l'expiration de ces congés.
Toutefois, si une décision de licenciement est notifiée à un agent en cours de grossesse, il doit, dans les quinze jours suivant, justifier de son état par la production d'un certificat médical. L'agent qui a présenté une demande­ d'adoption auprès des autorités compétentes doit, dans les mêmes conditions, justifier de l'existence d'une procédure d'adoption en cours et solliciter l'octroi­ d'un congé d'adoption. La présentation dans les délais des justifications prévues ci-dessus fait obligation à l'autorité territoriale d'annuler le licenciement intervenu. Toutefois, l'engagement peut être résilié dans les conditions prévues aux articles L.122-25-2 et L.122-27 du Code du travail. Par ailleurs, la production par l'agent de l'agrément pour l'accueil d'un enfant, en vue de son adoption, ne suffit pas à justifier de l'existence d'une procédure d'adoption en cours, empêchant son licenciement. Ceci s'explique par le fait qu'un délai très long s'écoule généralement entre l'obtention de l'agrément et l'adoption effective.

A l'issue de ces congés, l'agent retrouve-t-il son emploi ?

A l'expiration d'un congé de maternité, paternité ou d'adoption, le fonctionnaire est réaffecté de plein droit dans son ancien emploi. Si c'est impossible, il est affecté dans un emploi équivalent, le plus proche géographiquement de son dernier lieu de travail. S'il en fait la demande, il peut également se voir attribuer l'emploi le plus proche de son domicile, sous réserve du respect des règles de mutation fixées par l'article 54 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée.
S'il est physiquement apte à reprendre son service à l'issue de l'un de ces congés, et s'il remplit toujours les conditions requises, l'agent non titulaire est admis à reprendre­ son emploi dans la mesure où les nécessités du service le permettent. Dans le cas où il ne pourrait être réaffecté dans son précédent emploi, il bénéficie d'une priorité pour occuper un emploi similaire assorti d'une rémunération équivalente.

En dehors de ces congés, quels sont les autres droits de l'agent ?

Au cours de sa grossesse, l'agent peut bénéficier d'aménagements temporaires de son poste de travail ou des conditions d'exercice de ses fonctions. Ceux-ci peuvent être recommandés par le médecin de prévention. Sur demande de l'intéressée, l'administration peut également proposer, après avis du médecin chargé de la prévention, un changement temporaire d'affectation garantissant le maintien des avantages de l'agent, notamment en termes de rémunération. Ce changement intervient ainsi lorsqu'il existe une incompatibilité entre la grossesse de l'agent et les fonctions qu'il exerce.
D'autre part, un aménagement des horaires de travail est également possible. Compte tenu des nécessités des horaires de leurs services et des demandes de l'agent concerné, les chefs de service lui accordent, sur avis du médecin chargé de la prévention, des facilités dans la répartition des horaires de travail. Celles-ci sont accordées, à partir du 3e mois de grossesse, dans la limite maximale d'une heure par jour. Elles ne sont pas récupérables.

Le congé de paternité

Il peut se cumuler avec le congé de naissance de 3 jours.

Le congé de paternité pour les agents titulaires et non titulaires (contractuels ayant plus de six de mois de services effectifs au CASVP) est de 25 jours calendaires ou 28 jours en cas de naissances multiples).
 
➤ Période obligatoire de 4 jours calendaires consécutifs à prendre à la suite des 3 jours du congé de naissance.
➤ Période de 21 jours fractionnable en 2 périodes (24 en cas de naissances multiples) 

Le congé doit être pris dans les 6 mois qui suivent la naissance de l'enfant (demande à formuler au moins 1 mois avant le début).

 
La communication DRH CASVP du 8/07/2021 sur le nouveau congé de paternité et d’accueil de l’enfant.

Le décret du 10 mai 2021 relatif à l'allongement et à l'obligation de prise d'une partie du congé de paternité et d'accueil de l'enfant et le décret du 29 juin 2021 relatif aux congés de maternité et liés aux charges parentales dans la fonction publique territoriale ont eu pour effet d’allonger le congé de paternité et d’accueil de l’enfant à compter du 1er juillet 2021.

Ces nouvelles dispositions s'appliquent aussi aux enfants nés avant le 1er juillet 2021 dont la naissance était supposée intervenir à partir du 1er juillet 2021.

1- Qu’est-ce que le congé de paternité ou d’accueil d’un enfant ?

C’est un congé rémunéré auquel vous avez droit pour profiter au mieux de cet événement familial. Il est assimilé à une période d'activité pour vos congés annuels, vos droits à pension et l'avancement, ou votre ancienneté si vous êtes un·e agent·e contractuel·le.

2- Qui peut bénéficier d’un congé de paternité ?


Tout·e agent·e fonctionnaire stagiaire et titulaire, ou contractuel·le.

Il peut s’agir :

• du père de l'enfant, qu’il vive ou non avec la mère ;
• le cas échéant, de la personne qui, sans être le père de l'enfant, est mariée, pacsée ou vit en couple avec la mère.

3- Quelle en est la durée ?

Les durées initiales du congé de paternité étaient de 11 jours pour la naissance d’un enfant, et de 18 jours pour une naissance multiple.

À compter du 1er juillet 2021, la durée du congé de paternité est fixée à :
  • 25 jours calendaires maximum en cas de naissance d'un enfant ;
  • 32 jours calendaires maximum en cas de naissance multiple.
Le congé de paternité doit être pris à la suite du congé de naissance de 3 jours : tout·e agent·e qui en fait la demande devra être placé·e en congé de paternité durant une période fixe et obligatoire de 4 jours calendaires consécutifs faisant immédiatement suite au congé de naissance de 3 jours.

En plus de ces 4 jours, selon le nombre d’enfant·s à naître, l’agent·e pourra être placé·e en congé de paternité durant une période de 21 jours calendaires maximum en cas de naissance d’un enfant, ou de 28 jours calendaires maximum en cas de naissance multiple. Ces périodes de 21 jours ou de 28 jours peuvent être fractionnées en 2 périodes distinctes d’une durée minimale de 5 jours chacune. Ces jours doivent être pris dans les 6 mois suivant la naissance. L’agent·e peut décider de ne pas prendre l’intégralité de son congé de paternité, après avoir pris les 4 premiers jours obligatoires. Il·elle peut également renoncer à son droit au congé de paternité.

Le congé peut être allongé en cas d’hospitalisation immédiate de l’enfant après la naissance : en sus du congé de paternité, vous avez droit à l’allongement de ce congé en cas d'hospitalisation immédiate de votre·vos enfant·s après la naissance, pendant toute la période d'hospitalisation, dans la limite de 30 jours consécutifs (samedis, dimanches et jours fériés inclus). Dans ce cas, vous devez transmettre sans délai un bulletin d’hospitalisation de votre·vos enfant·s à votre encadrant·e ainsi qu’à votre gestionnaire RH.

Quels sont les effets de la durée de ce congé sur votre temps de travail selon votre situation ?

Si vous travaillez habituellement à temps partiel, durant la période de ce congé, vous serez rétabli·e dans les droits des agent·es exerçant à temps plein, y compris en matière de rémunération.

Si vous êtes un·e agent·e stagiaire, ce congé prolongera, sous certaines conditions, la durée de votre stage, sans modifier la date de votre titularisation.

Si vous êtes un·e agent·e contractuel·le, ce congé ne prolongera pas la durée de votre contrat.

4- Comment pouvez-vous en bénéficier ?

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant doit être pris dans les 6 mois suivant la naissance de votre·vos enfant·s.

Il peut être reporté au-delà des 6 mois uniquement dans l’un des deux cas suivants :

- en cas d’hospitalisation de votre·vos enfant·s : dans ce cas, le congé peut être pris dans les 6 mois qui suivent la fin de l’hospitalisation.
- en cas de décès de la mère : dans ce cas, le congé peut être pris dans les 6 mois qui suivent la fin du congé de maternité dont aurait bénéficié la mère de l’enfant.

Pour en faire la demande, vous devrez informer votre encadrant·e et votre gestionnaire RH de la date prévisionnelle de l’accouchement au moins un mois avant celle-ci, ainsi que des dates de prise et de durée de la·des période·s de congés souhaitées. Au moins un mois avant la prise de la seconde période de congé, vous devrez confirmer à votre encadrant·e et à votre gestionnaire RH les dates de prise de ce congé ainsi que les dates de chacune des périodes en cas de fractionnement.

Si la naissance de votre·vos enfant·s a lieu avant la date d’accouchement prévue, il vous est possible de débuter la·les période·s de congé au cours du mois suivant la naissance. Dans ce cas, vous devrez en informer sans délai votre encadrant·e et votre gestionnaire RH.

Dans les huit jours qui suivront la date de l’accouchement, vous devrez transmettre à votre gestionnaire RH toutes pièces justifiant de la naissance de l’enfant :

• le père doit justifier de la filiation de l'enfant à son égard, en fournissant la photocopie du livret de famille ou la copie intégrale de l'acte de naissance ou la copie de l'acte de reconnaissance de l’enfant ;
• le conjoint, la personne qui vit en couple avec la mère ou la personne liée à la mère par un pacte civil de solidarité doit justifier de son lien avec celle-ci en fournissant : la photocopie du livret de famille, ou un extrait d'acte de mariage, ou la photocopie de la convention de Pacs, ou tout document justifiant de la vie commune avec la mère, et la copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant. 

Fin de la communication DRH CASVP du 8/07/2021
 
Le congé d'adoption

Le droit au congé d'adoption est ouvert aux personnes se voyant confier un enfant en vue d'une adoption par:
  • un service départemental d'aide sociale à l'enfance,
  • ou une œuvre d'adoption autorisée,
  • ou bien encore par décision d'une autorité étrangère compétente (après autorisation accordée à l'enfant d'entrer sur le territoire français).
Ce congé peut être accordé à la mère ou au père adoptifs qui en font la demande, sur présentation d'une déclaration sur l'honneur d'un des parents attestant qu'il renonce à son droit à congé d'adoption.

La durée du congé est de:
  • 16 semaines pour le 1er ou le 2ème enfant (à compter du 1/07/2021),
  • 18 semaines pour une adoption portant à plus de 2 le nombre total d'enfants à charge,
  • 22 semaines s'il s'agit d'adoptions multiples (quelque soit le nombre d'enfants à charge).
Le congé prend fin en cas de retrait de l'enfant.

FRANCE 2 DÉNONCE, LA CGT CONSTRUIT DES REVENDICATIONS POUR L’ACCUEIL DES PERSONNES ÂGÉES

La CGT, sa fédération Santé et Action Sociale, son Union Confédérale des Retraités souhaitent s’exprimer sur l’émission « Les Infiltrés », diffusée sur France 2, le 22 octobre 2008.

La CGT n’a pas attendu cette émission à sensation pour dénoncer les conditions d’accueil et de prise en charge de nos aînés. Elle se bat depuis des années pour améliorer les conditions de travail des personnels, le manque de qualifications, le manque d’effectifs récurrents, les salaires de misère de ce secteur.

Elle affirme que la plus grande maltraitance est la « maltraitance institutionnelle » due au manque de moyens alloués par l’État et les Conseils Généraux avec une part de plus en plus importante laissée à la charge des résidents et des familles (5 à 6 % d’augmentation par an).

Elle met en garde tout raccourci trop facile qui tendrait à faire croire que la majorité des personnels travaillant en maison de retraite publique, privée à but non lucratif ou privée à but lucratif sont maltraitants. Cette démarche occulte la responsabilité de l’État. La marchandisation de ce secteur qui fait engranger des bénéfices énormes à des groupes privés sans garanties pour la qualité de la prise en charge doit cesser.

La CGT a dénoncé avec vigueur la transformation programmée depuis 2006 de 67 000 lits d’USLD en France (unité de soins de longue durée) en lits d’EHPAD (établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes) transformation dont la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) prévoit l’accélération. Nos inquiétudes de l’époque quant à la prise en charge des personnes âgées très dépendantes nécessitant des soins médicaux importants, étaient bien fondées et sont aujourd’hui encore plus vives.

En réponse, les pouvoirs publics nous assuraient que les personnes âgées dépendantes et malades pourraient bénéficier des soins dont elles avaient besoin, en cas d’aggravation de leur état, dans les hôpitaux locaux de la commune ou du département.

Notre crainte était pourtant justifiée ! La loi HPST programme la suppression de services hospitaliers de médecine, de chirurgie, voire d’hôpitaux locaux eux-mêmes transformés en EHPAD ce qui veut dire, moins ou plus du tout de plateaux techniques de proximité et encore moins de personnels pour des soins spécifiques et médicaux. De plus, ce manque de structures d’accueil et de soins va transférer la prise en charge de patients âgés, dépendants et malades vers le secteur des soins à domicile.

Cette loi organise l’isolement des personnes âgées dans les zones rurales reculées, à domicile ou en établissement. Elle risque d’aggraver les pathologies liées au grand âge et précipiter la mortalité.

La journée de solidarité donnée uniquement par les salariés n’a rien résolu ! Malgré les discours et les engagements, le manque de moyens est flagrant.

L’idée de la création d’une 5ème branche pour la sécurité sociale met encore plus à la marge nos aînés qui ont contribué à l’essor de notre société.

L’assurance maladie doit prendre en charge tous les besoins de santé de la naissance à la mort et garantir l’égalité des droits pour tous. La prise en charge de la perte d’autonomie est un facteur de création d’emplois, et pas seulement un coût.

La CGT continuera son combat pour une prise en charge décente des personnes âgées et pour des conditions de travail dignes de notre siècle.

La CGT a des propositions et exige plus que jamais :

► Le ratio d’un soignant pour un résident ;

► Un financement unique basé sur la solidarité nationale ;

► La prise en charge des personnes âgées doit revenir dans le secteur de l’Assurance Maladie ;

► La fin de la marchandisation de ce secteur ;

► Un véritable plan Emploi/Formation reconnaissant à tous qualifications et revalorisations salariales ;

► Un nombre de lits publics adapté aux besoins futurs, face au vieillissement de la population ;

► L’arrêt immédiat de la suppression des lits d’unité de soins de longue durée en les transférant du secteur sanitaire sur le médico-social ;

► La requalification des lits d’EHPAD en lits d’USLD

► La création de lits d’USLD.

La CGT est prête à en débattre avec tous les acteurs concernés et elle demande à être reçue par les pouvoirs publics, dans les plus brefs délais.

En décembre 2006, la CGT-CASVP sonnait l'alerte. Rappel...

Elus CGT-CASVP en CAP et fonctionnement des commmissions

Les mandats des élus en CAP sont prolongés jusqu'en 2014 (voir le communiqué)
Vous souhaitez joindre un élu CGT de votre grade, nous vous conseillons d’appeler la CGT.

23/25, rue Bobillot 75013 Paris
Tél : 01 53 80 97 60
Fax : 01 53 62 94 25
En cas d’absence laissez un message sur le répondeur qui sera transmis dans les meilleurs délais.
Si vous avez une question précise nous vous conseillons d’utiliser la messagerie.

ELECTIONS PROFESSIONNELLES du 16 12 2008

Un enjeu incontournable pour l’amélioration de vos conditions de travail et régimes indemnitaires, pour la défense des droits acquis et la conquête de nouveaux !


A l’heure où le gouvernement remet en cause le pouvoir d’achat des fonctionnaires et tous les acquis sociaux gagnés par la lutte des salariés, les élections du 16 décembre prochain seront déterminantes pour les agents sociaux et les agents contractuels du CASVP qui auront à choisir des représentants qui soient à la hauteur de leurs besoins.

Voter pour les listes présentées par la CGT, c’est l’assurance d’avoir des représentants efficaces et déterminés à défendre vos intérêts personnels ou collectifs.

Depuis 2004, date des dernières élections, la CGT-CASVP s’est montrée particulièrement combative et efficace sur tous les dossiers : Primes, avancement de grade, discipline, contractuels, allocation prévoyance santé, allocation d'hébergement d'urgence…

Notre engagement est de ne pas nous satisfaire des avancées obtenues.…

Le Maire de Paris peut faire beaucoup mieux pour compenser la perte de pouvoir d’achat imposée par le gouvernement.

Nos revendications sont nombreuses et tout à fait de son ressort :

► Remplacement de l’APS (Allocation Prévoyance Santé) par le paiement intégral de nos cotisations mutualistes,
► Remboursement intégral de nos frais de transport (carte orange ou autre), 
► Augmentation de la prime de fin d’année à 500€ (au lieu des 200 accordés pour 2007)
,
► Mise en place des chèques vacances, pour le droit aux vacances pour tous,
► Attribution de tickets restaurants,
► Elargissement des conditions d’attribution de la NBI et du nombre de bénéficiaires, 
 Minimum indemnitaire garanti DES PRIMES à 300€ mensuels pour tous, 
► Avancement de grade automatique dès que les conditions d’ancienneté sont remplies, 
► Attribution de l’indemnité communale à tous les agents,
► Egalité de traitement en ce qui concerne le régime indemnitaire, que l'agent travaille en section ou en EHPAD,
► Titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent, 
► Attribution de logements sociaux à Paris ou proche banlieue, 



NE DISPERSONS PAS NOS VOIX : 
une classe salariée, un syndicat, la CGT !

LE MARDI 16 DECEMBRE 2008
SANS HÉSITATIONS, VOTEZ CGT !

Droit au travail, droit à l’emploi décent pour tous, Le RSA n’est pas la solution…

Un vrai problème, une réponse dévoyée

Explosion de la pauvreté

Plus de 1,5 million de personnes tentent aujourd’hui de vivre avec le Rmi ou l’Api (1). 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 12 % de la population française. Ils vivent avec 817 euros par mois ; la grande majorité travaille. Ce sont les « travailleurs pauvres », employés à temps incomplet ou qui alternent des périodes travaillées et chômées. 
Du fait d’effets de seuils, reprendre un travail est parfois synonyme, pour eux, de perte de revenus pour le ménage. Le monde à l’envers ! Alors que certains s’enrichissent de façon éhontée, d’autres voient leurs salaires, leurs retraites et pensions bloqués ou peinent à trouver un emploi décent, à vivre de leur travail et à faire des projets d’avenir pour eux et leur famille. 
Le Président de la République et le gouvernement ont annoncé, à grand renfort médiatique, vouloir s’attaquer à ces effets de seuils et à ce fléau de la pauvreté. Le remède miracle : le Rsa.

Le gouvernement reconnaît lui-même que le nombre de travailleurs pauvres a augmenté de 21 % ces trois dernières années (contribution de Xavier Bertrand et de Martin Hirsch parue dans le Monde du 10 septembre 2008).

Une mesure en « trompe-l’œil »

Le Rsa (2) consiste à verser aux bénéficiaires des minimas sociaux qui reprennent une activité rémunérée ou à un salarié « pauvre » qui travaille, une allocation complémentaire à leur salaire. Le financement est assuré, en partie, par les budgets de l’Etat et des conseils généraux ; l’autre partie serait financée par une taxation sur le capital de certains revenus (3). En clair, la collectivité accepte de payer un complément de salaire à celles et ceux qui retrouvent un emploi et dont les revenus (individuels ou du ménage) se situent en dessous d’un barème prédéterminé. Elle se substitue de fait, aux employeurs, en subventionnant de façon pérenne, un complément de revenus sans limitation de durée. Plutôt que de s’attaquer aux racines de la pauvreté : absence d’emplois de qualité, explosion des emplois précaires, faiblesse des salaires, le gouvernement fait un nouveau cadeau aux entreprises, en les encourageant à développer le temps partiel et les bas salaires. De plus, ce sont nos impôts - directs et indirects -, la suppression des exonérations de taxes dont bénéficient les plus pauvres (habitation, télévision, etc.) ainsi que le fruit de l’épargne de salariés qui vont payer les revenus des salariés pauvres ! En l’état, le projet de loi gouvernemental relatif à la généralisation du Rsa comporte des effets induits dangereux pour tous les salariés, avec ou sans emploi. De plus, il repose sur un financement injuste et ce, sans apporter de réponses satisfaisantes et pérennes à la lutte contre la précarité, la pauvreté et l’exclusion. Bien que le gouvernement affiche l’objectif d’une diminution d’1/3 du nombre de ménages vivant au-dessous du seuil de pauvreté (13,2 % en 2006), on estime que la création du Rsa ne devrait conduire qu’à une baisse de ce dernier de 0,8 % !

(1) RMI : revenu minimum d’insertion - API : allocation parent isolé. (2) RSA : revenu de solidarité active. (3) Pour l’essentiel, il s’agit en l’état du projet de loi, de l’assurance vie souscrite par 12 millions de ménages. Les plus riches seront protégés par le bouclier fiscal.

D’autres choix sont possibles

Rendre effectif le droit au travail pour tous appelle une réaction solidaire des privés d’emplois et de tous les salariés quels que soient leurs statuts professionnels (Cdi, fonctionnaires, agents publics, Cdd, intérimaires, contrats aidés, etc.). Vivre dignement de son travail Pour la CGT, quatre principes doivent prévaloir dans la mise en œuvre du Rsa  :

- chacune, chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail ; 

- chaque heure de travail doit être rémunératrice ; 

-  le retour à l’emploi ne peut conduire à une diminution des revenus du ménage ; 

-  réduire le nombre de travailleurs pauvres et lutter contre la précarité et l’exclusion.

Les jeunes ne peuvent continuer à être exclus de ce dispositif comme le prévoit le gouvernement alors que le taux de chômage oscille aux alentours de 25 %. Toutes les personnes touchées par la pauvreté doivent être concernées par un dispositif leur permettant un parcours d’accès à l’emploi ou un revenu digne de ce nom. Or, en l’état, le projet de loi exclut les plus éloignés de l’emploi de toutes mesures les laissant avec un revenu d’environ 400 euros par mois.

Un service public de qualité

Les personnes qui rencontrent des difficultés pour s’insérer dans le monde du travail doivent être accompagnés par des professionnels de l’insertion sociale et professionnelle. 
L’ensemble des obstacles rencontrés pour retrouver un emploi (santé, logement, garde d’enfants, formation professionnelle, etc.) demande à être évalué, analysé et résolu. Seul un service public est à même de répondre à ces exigences de qualité. Ce ne peut être, comme le prétend le gouvernement, des « opérateurs privés » dont le seul objectif sera de rentabiliser les capitaux investis dans la création de leur entreprise !

Revaloriser le travail

L’augmentation du taux d’emploi et la réduction du nombre de travailleurs pauvres et de la pauvreté impliquent, pour la CGT, de valoriser le travail et sa place dans la vie économique et sociale. Cela passe par l’amélioration des niveaux de qualification de toute la force de travail :

- des salariés en emploi et ceux privés d’emploi

- par un effort permanent de formation initiale et continue avec des moyens appropriés et par une reconnaissance des qualifications dans les salaires.

- Cela suppose aussi que les employeurs, privés et publics, créent des emplois plutôt que de les supprimer.

Des financements à la hauteur des besoins, solidaires et plus justes

Pour la CGT, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion appelle une politique qui cesse de favoriser les plus riches et d’accroître les exonérations de cotisations sociales inefficaces pour l’emploi, le développement économique, les salaires et la protection sociale. Les employeurs, les entreprises doivent assumer leurs responsabilités ; l’Etat doit organiser une véritable solidarité. Plusieurs mesures pourraient être prises comme une réforme du mode de calcul des cotisations sociales pour inciter les entreprises à accroître leur masse salariale et à créer des emplois stables et bien rémunérés, conditionner les aides accordées aux entreprises pour que les négociations salariales aboutissent et que les minima de branche ne soient pas inférieurs au Smic ou encore taxer le travail précaire sans oublier d’abroger l’inique paquet fiscal ! La CGT s’emploiera à tout faire pour que le Rsa ne soit pas un outil supplémentaire au service de la précarité et de la pauvreté. Elle mobilisera les personnes concernées et les professionnels pour que le droit au travail et à l’emploi décent devienne une réalité pour tous.