La CGT a été saisie par deux collègues aides-soignantes qui ont appris soudainement qu'elles seraient radiées des cadres pour avoir atteint la limite d'âge.
Ces situations s'ajoutent à une autre récente. Et il y en aura d'autres...
Dans les 3 cas, le défaut d'information des collègues est manifeste. Aucune n'a été avertie par le CASVP de l'approche de l'échéance dans des délais qui leur auraient permis de solliciter une prolongation, c'est-à-dire un an avant ou au minimum 9 mois.
Cela pose problème aux collègues évidemment, car on ignore si la CNRACL procédera à la liquidation suffisamment vite pour éviter une rupture de ressources.
Nous passons ici sur la violence que représente la lecture d'un courrier qui annonce une radiation des cadres pour dans quelques semaines, la coupure des accès Titan, Outlook et autres, et un « débrouillez-vous » pour la partie CNAV.
Cela pose également problème dans les établissements qui se retrouvent en difficulté d'effectifs.
Le CASVP doit agir pour éviter que ce type de situations ne se multiplie comme c'est le cas actuellement. Nous devrons impérativement en reparler et établir un processus bienveillant et organisé.
Notons que les attaques successives sur le système de retraite et le recul de l'âge de départ sont de nature à brouiller les repères pour des collègues insuffisamment informées. Et que l'état des effectifs dans les SLRH et au SRH ne facilite pas les choses.
En tout état de cause, et dans l'urgence, la CGT demande que le CASVP :
- monétise systématiquement tous les CA, RTT, CET qui ne pourront être posés avant la date imposée de radiation ;
- s'assure auprès de la CNRACL que toute période travaillée après le dépassement de la limite d'âge sera bien prise en compte pour le calcul de la pension ;
- s'assure de la parfaite information des collègues et de leur soutien en cas de difficultés financières.